Historiques et compte-rendu des activitées de l'association HARNES-KABOUDA ,titulaire de la médaille du mérite national Burkinabé au grade d'officier. "" pour lire les débuts de l'association cliquer sur le plus gros chiffre en haut au centre de la page ""
EXTRAIT DU PROCES VERBAL DE L'ASSEMBLÉE GENERALE DU 25 DECEMBRE 2011
LA SEANCE ET OUVERTE A 19 H AVEC LE RAPPORT MORAL DE LA PRESIDENTE:
LA PRESIDENTE MAGALIE PRUVOST
" Je vous remercie de votre présence ce soir à l'assemblée générale de l'association Harnes-Kabouda .
Je remercie Monsieur Christian LEDUC, adjoint aux associations de nous consacrer un peu de son temps que je crois précieux et j'en profite pour remercier la municipalité pour l'aide apportée à notre association : la subvention, les différents locaux mis à notre disposition et bien sûr le financement du container qui cette année partira au mois de septembre.
A gauche monsieur christian LEDUC
Selon nos statuts l'association a pour but d'aider la population de Kabouda dans divers domaines .
L'éducation : nous continuons à parrainer prés de 300 filles et garçons des différentes écoles primaires de Kabouda . Du matériel scolaire tel que cahiers, crayons, cartables sera envoyé via le container au village afin d'améliorer le quotidien des élevés, comme cela a déjà été fait par le passé.
Au risque de me répéter : les enfants sont l'avenir du village et les aider à apprendre reste notre priorité.
Un projet de correspondance entre les enfants de Kabouda et le centre Gouillard est en train de se concrétiser.
La santé: nous apportons chaque année une aide financière et matérielle: achat de médicaments, de contraceptifs, de moustiquaires, de farine Misola. Nous faisons depuis quelques temps de l'éducation à la santé dans les écoles sur différents thèmes comme le paludisme, la bilharziose, l'hygiène bucco dentaire, le lavage des mains... et nous pensons dans les années à venir développer encore dans ce domaine.
Le développement du village: en 2010 a été financé l'achat d'une décortiqueuse à riz et de métiers à tisser afin d'installer un atelier de filature. Nous verrons cette année lors de la mission en mars prochain les impacts de ces investissements sur la population de kabouda.
L'UN DES TROIS METIERS A TISSER
LA DECORTIQUEUSES QUI FERA GAGNER DU TEMPS DONNERA UN RIZ DE QUALITE
Des travaux de consolidation du barrage sont à prévoir en 2011. Malheureusement le perré amont du barrage a énormément souffert suite aux précipitations violentes qui ont frappé le pays en 2009. Si le barrage venait à disparaître, la nappe phréatique ne serait plus correctement alimentée et le château d'eau ne pourrait plus fonctionner, ce qui serait une catastrophe pour le village. Il faut donc bétonner le perré.
Un dossier piloté par Hugues BROUTIN est en cours auprès de l'agence de l'eau Nord Artois Picardie afin d'obtenir une subvention.
L'échange culturel: malheureusement nous avons pu constater lors de la dernière mission en avril 2010, un manque d'implication de la population de Kabouda aux différents projet communautaire.
Un proverbe africain dit pourtant << ce que tu fait pour moi, si tu le fait sans moi, tu le fait contre moi >> .
C'est nous avons décidé cette année, d'une mission restreinte de trois personnes afin de renouer de véritables échanges et une entière collaboration entre nos deux peuples. Ce sujet a d'ailleurs été évoqué dans un courrier adressé aux différentes instances du village et également lors de la venue de Pierre Tapsoba à Harnes en septembre dernier. Le GRADEK l'association jumelle à Kabouda, a elle aussi constaté ce problème et a commencer à oeuvrer avec la population afin de le résoudre.
Même si cela prend plus de temps, nous avons une exigence incontournable: avancer ensemble.
C'est de l'écoute, de l'échange, de la confrontation d'idées que jaillis la vérité.
Il nous faut malgré les problèmes rencontrés garder la même détermination et le même enthousiasme car il est anormal qu'au 21ème siècle, avec les avancées de la science, les moyens humains et matériels à notre disposition qu'il puisse encore y avoir autant de misère et d'injustices dans ce monde.
C'est a vous bénévoles, acteurs de terrain, parrains, marraines, donateurs que revient la réussite de tous vos engagements.
Engagements qui ne sont possibles que grâce aux cotisations,aux dons, aux subventions, aux parrainages et aux différentes manifestations que nous organisons, qui vous seront résumées dans notre rapport d'activité par Carole GURADO, notre secrétaire.
Vous l'avez donc compris rien ne pourrait se faire sans argent. Notre gestion doit être transparente et rigoureuse. Le rapport financier vous sera présenté par Jean-Michel VERDIERE, trésorier.
L'amitié, la solidarité, la générosité de tous permettent, malgré tous les obstacles rencontrés, de faire renaître l'espoir et de préparer pour nos enfants un monde plus juste et plus humain
Nous sommes encore en période de voeux aussis avant d'en terminer, je vous adresse mes voeux pour 2011.
Bonne année à toutes et à tous . Bonne année pour l'Association. Merci de votre association.
FIN DE L' EXTRAIT .
une délégation est parti a kabouda .Le déroulement de cette aventure sous 45° de température .
Reportage photos réalisé par Magalie Pruvost.
Les trois membres de l'équipe de l'association qui sont partis pour KABOUDA ;
Maghalie Pruvost la présidente Jean-Michel le trésorier
Carole Guirado la trésoriére
A la capitale avant le départ pour KABOUDA
Départ en 4x4 pour Kabouda
Arrivée à Kabouda de suite visite à la plaine maraîchère derrière le barrage
il y avait un désert là et voilà ce que l'on y trouve maintenant
Le chef du village et Jean-Michel lors de la visite des champs
Le barrage et les jardins
Les métiers à tisser
Le tissu de Kabouda
La confection des bobines
L'atelier et la décortiqueuse à riz
Une école
l'école de Ouaoussé
Jean-Michel et le petit Alain
L'infirmière du dispensaire de Bollé: Valérie
Une naissance, la veille de notre visite
Le château d'eau
La pompe Volenta
L'ambulance
L'école de Kabouda
L'école de Tibin
L'école de tibin Une école d'alphabétisation
Jean-Michel et Carole apprenant le moré
Le chantier du barrage de tIbin financé par l'état
Le tri des médicaments avant distribution dans les 2 dispensaires
Le cheik de Kabouda
Les élèves de l'école coranique
L'hôpital de Zorgho Toujours le petit Alain
La PMI
La pesée des enfants et la mise à jour des carnets de santé
La distribution aux enfants de la farine Misola
Les animaux allant boire au barrage
Un canard
Les jardins
Les pierres avec lesquelles le barrage va être consolidé
Toujours le petit Alain
L'achat de l'artisanat local
EXTRAIT DU COMPTE RENDU DE LA REUNION GENERALE DU
7 AVRIL 2011
.
Mission 2001
SCOLAIRE
La mission s'est bien passée malgré la surprise à notre arrivée de voir les écoles fermées pour cause de grève générale due à un incident entre les forces de l'ordre et un jeune lycéen.
Nous avons quand même réussi à voir les instituteurs des différentes écoles dès le dimanche de notre arrivée, qui nous ont promis de rassembler les élèves pour notre venue.
Nous avons donc visité les écoles de Ouaoussé et de Bollé le lundi matin et les écoles de TIbin et de Kabouda le mardi matin
Nous avons identifié avec les différents instituteurs les principaux besoins dont :
- cahiers, crayons, mappemondes, cartes murales de géographie et planches anatomiques, livres de grammaire et de conjugaison type bled . Ils sont également à la recherche de poids et de balance (Josée se propose de s'en charger). Tableaux noirs (prévoir peut-être de la peinture( de la tableautine)
- matériels sportifs:ballons, maillots, shorts et chaussures ............................
- matériel de jardinage pour les jardins scolaires.
- jeux de société.
- matériel pour les latrines.
Les dossiers de parrainages ont pu être menés à bien avec l'aide des instituteurs qui avaient convoqué les enfants. Nous avons pu prendre toutes les photos des enfants à parrainer ainsi que les photos manquantes. Nous avons bien sûr pu remettre l'argent aux représentants des parents d'élèves qui nous voient toujours arriver avec beaucoup de bonheur et qui ont pris conscience qu'envoyer leurs enfants à l'école était très important.
SANTE :
Nous avons visité les deux dispensaires :
- Celui de Bollé a été restauré par une association belge, il y manque cependant encore l'eau et l'électricité. Il est tenu PAR deux infirmiers qui soigne une population de 1500 villageois.
- Celui de Kabouda tenu uniquement par une seul infirmière soignant une population de 5800 villageois. Elle s'occupe seule des soins divers, des accouchements, de la PMI ( aidé heureusement par Pascaline), et de la prévention. Il n'y a également pas d'électricité dans ce dispensaire même si celui-ci est doté en eau.
Nous avons rencontré ces trois infirmiers qui nous ont exposé leurs besoins primordiaux:
- Médicaments que nous sommes allés achetez à l'hôpital de Zorgo.
- Des plaques solaires (nous sommes revenus avec les devis).
- Des lits et des matelas.
- Des tensiomètres.
- Des brancards, fauteuils roulants, béquilles.
Nous avons évoqué avec eux l'installation éventuelle d'un four solaire lors de la prochaine mission. Ce semble les intéresser. Il faudra se rapprocher du Lycée Voltaire pour récupérer les fours pour le prochain container.
La farine MISOLA, que nouq avons achetée à Ouaga à notre départ au village, a été proportionnellement distribuée dans les deux dispensaires.
Les infirmiers nous précisent que la présence d'un chirurgien dentiste serait la bienvenu.
Nous avons laissé de l'argent à l'infirmière de kabouda pour payer l'équipe mobile responsable de la pose des implants contraceptifs.
COMITE DES FEMMES:
Deux métiers à tisser sur les trois que nous avons financés fonctionnent. Nous avons réaffirmé notre intention de projet communautaire qui était de toucher le plus grand nombre de femme. Aussi nous demandons aux tisseuses formés de transmettre leur savoir à d'autres volontaires, qui après un petit sondage sont nombreuses. Après avoir vu leur travail, nous avons passé commande de pièces de tissu plus attrayantes afin de réaliser des nappes ou des sets de tables.
Après discussion avec les femmes,nous avons pu constater que leurs principales demande étaient : un local pour pouvoir se réunir, un moulin à Zorgo ( la vente du dolo s'avère très lucrative).
ATELIER :
L'atelier nous et aparu intact. Il semblerait qu'il ne sert pratiquement pas, Michel étant le responsable, ne se sent pas assez formé pour former d'autres personnes et a peur du vol d'outils. La municipalité de Méguet s'engagerait à offrir une formation a ce jeune, qui lui permettrait d'être rémunéré pour ses réalisations. Le maire nous a d'ailleurs appris que le bénévolat est interdit au Burkina.
COMITE DES VILLAGEOIS;
- L'entretien courant du barrage est effectué régulièrement par les villageois et semble bien structuré.
- Les maraîchages ont été entourés par un grillage qui a été posé par une association de la région parisienne.
Les bénéficiaires des parcelles doivent payer une redevance proportionnelle à la surface loué, ainsi que les propriétaires de bétail, celle-ci n'est pas toujours acquittée. Cette redevance doit normalement servir à financer les différents projets d'achats de graines, et l'entretien du barrage.
Ils n'ont malheureusement pas assez de recul pour juger du bon fonctionnement de leur organisation.
- L'activité de la pêche a malheureusement été supprimé à cause du braconnage .
- La poulie du château-d'eau a été changer, l'ancienne étant trop grande. Chaque habitant doit payer l'eau
consommée. Là aussi il est difficile de juger du bon fonctionnement de système, car ils sont en train de le changer.
- La décortiqueuse à riz fonctionne, mais malheureusement, il manquait une pièce lors de la livraison, Joanny (le président du GRADEK) devrait s'occuper de la récupérer.
- Les villageois sont aidés par un agent de l'agriculture, qui leur apprend notamment à faire leur composte.
CAD :
Nous n'avons malheureusement pas pu loger au CAD, qui était privé d'électricité.
Nous avons pu constater qu'une chasse d'eau était cassé ainsi que le réceptacle d'une douche. La gazinière n'était pas nettoyée. Nous avons demandé à Mathieu, le responsable, de remédier à ce genre d'incident.
AMBULANCE :
L' ambulance nous paraît être une épave (circulation exclusivement surpiste qui met le véhicule a rude épreuve). Un devis a été réalise (sans ouverture de capot ! ) par un mécanicien de ZORGO. Le devis s'élève à environ 1000 € A Voir.
RENCONTRE AVEC LES ADO :
Ceux-ci aimeraient de l'aide pour leurs études secondaires. Nous leur avons expliqué qu'il nous et difficile de gérer les études au-delà du primaire. Ils réclament également des poteaux de football. Ce projet nous semble intéressant. Il sera étudié par le CA après les travaux du barrage (suivant les finances).
BARRAGE :
La subvention de l'agence de l'eau a été accordée. Nous remercions Hugues broutin pour son engagement dans le projet. Nous décidons de faire un transfert international sur le compte du GRADEK, afin de commencer les travaux de consolidage ( augmenter le résistance de la retenu d'eau ,la poussé de l'eau et énorme ) du barrage au plus tôt.
COLLECTE :
Nous décidons d'organiser une collecte au profit des villageois le dimanche 19 juin de 8 h à 13 h. Cette collecte portera sur : matériel de sport, outils de jardinage matériel scolaire, etc,etc,
COMPTE RENDU DE LA REUNION GENERALE
DU 26 MAI 2001
(extrait)
Présents :Magalie PRUVOST , Lucien GURADO, Jean-Michel VERDIERE, Christian oehlschlagel, Carole GUIRADO , Sophie RIDON, Jean-Fançois GUESNET, Richard SCHUMACHER, Josée DELVALLEZ, Anne-Marie CRETON.
Danielle GUISON, Mohamed ZEGGAI, Nicole CLIN, Marie-Thérése GUESNET, Ghislaine et Henri CHEVALIER, Zina BOUCK, Renée CAILLERET, Françoise SCHUMACHER, Nathalie CHEVALIER, Jean -François, RIDON, Claudine OEHLSCHLAGEL,Murielle AFCHAIN, Didier LECORNET.
Excusés : Dominique et Mélanie WOJCIECHOWSKI, Dominique VERHOTEST, Béatrice MARCEAU.
REVEILLON DE LA SAINT SYLVESTRE:
Nous avons retenu le groupe FUZION pour l'animation de la soirée. Nous faisons lecture du contrat qui comprend : la préparation et le rangement de la salle, le repas servi à table, le personnel de cuisine et de service, le show FUSZION 5 ( 6 danseuses, 3 chanteurs) , la technique son et lumière, l'animation dansante avec le DJ, les cotillons les repas des artistes et techniciens.
Le tarif est dégressif suivant le nombres de participants.................................................etc.
NOUS COMPTONS FIXER LE PRIX à 80 €.
Certains points du contrat seront a revoir avec la compagnie, notamment la clause stipulant le service pendant une durée de 10 heures, au delà un suplément .................................... etc.
Le contrat ne précise pas non plus le prix d'entrée pour les enfants.
Nous reprendrons rendez-vous avec Esther MALONE, directrice de la troupe.
Nous décidons du menu : foie gras et poularde.
KERMESSE ANNAY SOUS LENS.
Cette kermesse était prévu le 15 août, à l'heur ou nous tapons ce compte rendu, nous avons reçu un courrier de la présidente qui précisait que la kermesse aura lieu en fait le 7 août.
Nous décidons notre présence à cette manifestation. nous demanderons des volontaires au cours de la réunion générale .
FORUM DES ASSOCIATIONS DE HARNES
Il se déroulera cette année le 10 septembre. Cette année la restauration sera assuré par le collectif solidarité.
FORUM DES ASSOCIATIONS LENS
Il se déroulera les 24 et 25 septembre. Ce sera cette année les 30 ans de la manifestation.
Nous serons représentés à ces deux forums.
TRAVAUX BARRAGE.
Hugues sera à Kabouda du 24 au 29 mais . Malheureusement le ciment nécessaire à la réfection du barrage n'a pu être acheminé au village, car il provient de Côte d'Ivoire.Il serait beaucoup plus onéreux de l'acheter au Burkina. Nous nous contenterons cette année de refaire l'empierrement.
PERMANENCE AU LOCAL(avenue Jeanne-D'arc ).
Une permanence pour la réception des colis de parrainage est instaurée tous les mercredi de juin de 10h à 12 h.
Nous avons fait appelle aux volontaires.
Un rappel a été fait sur la taille des boites qui ne doivent pas dépasser celle d'une boite à chaussures standard.
COLLECTE DU 19 JUIN.
La collecte du 19 juin aura lieu sur la place de Harnes de 8h à 13h.
Nous déposerons des afiches le 4 juin dans les différents commerces de la ville, des articles paraîtront dans la Gazette, la Voix du Nord et top annonce.
Nous faisons appel à candidature pour les permanence.
Nathalie se renseignera auprès de philippe Duquesnoy maire de Harnes pour le près d'un véhicule et d'un stand.
MISSION 2012 .
Nous nous sommes dit qu'il faudrait commencer à y penser.
La remise des fours solaires par le Lycée de Wingles devrait se faire incessamment sous peu.
Nous attendons l'appel de Madame la Proviseur pour l'arrêt de la date.
FIN DE L'EXTRAIT DU COMPTE RENDU
COMPTE RENDU DE LA MISSION
A KABOUDA
MARS 2011
INTRODUCTION
Kabouda est un village du Burkina Faso (ex.Haute Volta), pays enclavé de l'Afrique de l'ouest situé a 12 km à l'est de la capitale Ouagadougou, à 20 km de Zorgho dont il dépend au plan sanitaire et à 5 km de Méghet auquel il est rattaché administrativement.
Ce village d'environs 8 000 habitants est composé d'un centre où vivent 1 700 personnes et de plusieurs bourgs dispersés sue 10 km de brousse.
Le climat est du type sub-sahélien, caractérisé par la rareté et l'inconstance des pluies.
Les premiers échanges entre Harnes et Kabouda datent de 1988, 4 jeunes harnésiens séjournent au village.
En 1991 naît l'association Harnes-Kabouda, elle organise essentiellement des échanges culturels, ce qui a permis à différentes missions des construire le CAD (centre d'activité et de développement) et de fournir une aide matérielle (fourniture scolaires, groupe électrogène, plaques solaires.......) aux villageois.
Le jumelage entre Harnes et Kabouda se concrétise en 1993.
C'est à l'initiative du docteur Jean GHILAT, né au Burkina-Faso et médecin généraliste habitant Harnes que sont entreprises depuis 1997 des missions sanitaires.Le but était de proposer des consultations médicales avec mise à disposition gratuite d'un traitement et des vaccinations. A chaque mission ,un travail de réflexion a été entrepris de façon à être le plus utile et le plus efficace pour la mission de Kabouda.
Ces missions ont évolué en matière de santé vers la prévention et vers une aide matérielle, vers la création des parrainages qui permettent à environ 300 enfants d'avoir accès à l'école, vers la mise en place de projet comme l'atelier de menuiserie, l'atelier de filature et surtout la réfection du barrage et à l'accès à l'eau potable qui ont considérablement amélioré les conditions de vie du village .
Cette année, c'est une mission restreinte constituée de 3 membres du bureau qui 'est rendue à Kabouda du 11 au 18 mars.
Celle-ci était constituée de :
- Magalie PRUVOST, présidente.
- Carole GURADO, secrétaire.
- Jean-Mchel VERDIERE, trésorier.
La mission avait pour but de rencontrer le plus grand nombre de villageois afin de réévaluer les nouveaux besoins de KABOUDA pour que l'association y réponde au mieux, dans l'intérêt des deux parties.
VENDREDI 11 MARS
Départ de Harnes à 5 h 30. Nous sommes conduits a la gare de Lille Europe par Nathalie CHEVALIER qui se propose gentiment de venir nous rechercher à notre retour.
6H 52, pas de retard pour le train qui nous emmène sans encombre à l'aéroport CDG.
Nous avons évité de mettre à contribution la mairie pour le transport vers Paris, nous apprécions grandement les valises roulettes pour nos 46 kg de bagages.
L' avion décolle avec 40 mn de retard, ce qui est un exploit pour un vol vers l'AFRIQUE.
Vol sans histoire avec escale à Niamey. L' avion repart pratiquement à vide pour une durée de 45 minutes.
Pas de soucis à la douane malgré certaines valises remplies de médicaments Joanny nous attend à l'aéroport et nous accompagne à notre hôtel << les palmiers>> .
Dés notre installation, Joanny nous soumet deux problèmes qui lui tiennent à coeur: le premier est de taille car c'est celui de sa relève au sein du GRADEK. En effet Joanny prennent de l'âge et la charge du GRADEK ,mai surtout les nombreux trajets vers le village pèsent de plus en plus. Leurs fils respectifs n'étant pas intéressés par le poste, ils ne trouve pas de successeurs chez les villageois, qui sont pour la plupart analphabètes . Un autre problème se pose au village, les écoles sont en effet fermées suite à une grève générale inhérente à des conflits entre les forces de l'ordre et les étudiants. Nous restons un peu sans voix car cette situation compromet une bonne partie de la mission . JOANNY nous laisse pour la nuit, et nous enverra un chauffeur le lendemain matin.
Nous passons une nuit agréable et réparatrice.
SAMEDI 12 MARS
Joanny nous rejoint à l' hôtel et nous allons ensemble chercher la farine MISOLA à l'hôpital Sainte-Camille.
Joanny part des on côté avec notre cuisinére Emillienne ( Bintou étant occupée ailleurs), et le matériel pour nous installer au village.
Pour notre part, nous profitons de la fin de la matinée pour visiter le Home KISITO, orphelinat proche de la cathédrale et nous rendre sue un marché aux bronzes afin de commencer nos achats pour l'association.
Après le repas, nous nous rendons au village avec notre chauffeur dans notre spacieux mais antique << autobus >> mis gracieusement par Pierre.
Après un démarrage << manuel >> sous le capot, nous voilà partis (à 60 km/h et sans climatisation ), vers le village et quelle ne fût pas notre surprise de voir des panneaux annonçant une autoroute ! Notre joie fût de courte durée car cette autoroute ne fait pour le moment qu'environ 1 km, et est suivie d'un bain de poussière provoqué par les travaux pendant environ 5 km.
A notre arrivée au village, bien sûr accueillis par les enfants qui nous reconnaissent, nous rejoignons l'habitation de Pierre où nous passerons notre séjour, l'électricité faisant défaut au CAD.
Joanny venant d'arriver également, nous attendons donc quelques heures pour avoir une boisson fraîche !
Après avoir fait la connaissance d'Emilienne, la soeur d'Augustine qui fera office de cuisinière, nous allons faire un tour du village en compagnie de Joanny.
Nous rencontrons assez rapidement le directeur de l'école de Kabouda qui nous confirme que la grève a bien atteint les écoles du village. Nous sommes assez déçus, mais comme tout est possible en Afrique, le directeur nous promet de réunir tous les directeurs et instituteurs pour le lendemain après-midi chez Pierre.
Nous nous rendons ensuite au barrage: vision très émouvante des maraîchages bien entretenus avec plantations de choux, oignons, maïs, tomates etc..................
Nous passons pour la visite traditionnelle chez le chef du village, le nabab Tigré qui est toujours aussi heureux de notre venue. Nous dégustons l'immanquable whisky tiède.
Nous rentrons chez Pierre où nous attend la petite Denise qui malheureusement présente une autre tumeur de la joue. Les parents de la petite fille ont de nouveau consulté le chirurgien qui lui a prescrit un traitement anti-inflammatoire. Nous proposons de revoir Denise avant notre départ afin de juger de l'évolution.
Après notre repas nous ne tradons pas à nous coucher à la belle étoile sur la terrasse où nous récupérons après une journnée très chaude et fatigante.
bain de pouissière dans les travaux visite des maraîchages
de l'autoroute avec le nabab TIGRE
HôpitalSte Camille fabrcation Emilienne, notre cuisinière
de la farine Misola
DIMANCHE 13 MARS
Nous nous rendons au barrage à pied en compagnie de Joanny, pour une visite plus approfondie des cultures. Nous rencontrons sur la route Daouda ZAGRE, agent d'agriculture nommé par le gouvernement. Il nous parles des son travaild'éducation auprés des villageois, par exemple leur apprendre à faire du compost au lieu d'utiliser des agrais industriels. Son rôle consiste également à rendre compte des rendements auprès de son administration.
Nous remarquons que les maraîchages sont entourés de grillage. Après information, nous apprenons que celui-ci a été financé et posé par une association de la région parisienne( ils ont également financé l'achat d'une pompe qui servira à irriguer la zone maraîchére quand le niveau du barrage sera trop bas). Nous discutons un peu avec les villageois au travail dans les jardins. Ils sont très heureux de leur nouvelle condition de vie.
Après une petite pose chez Pierre pour s'hydrater car il fait très chaux, nous continuons notre visite par le CAD. Nous nous rendons compte du mauvais état des sanitaire installées par nos soins il y a deux ans. Une chasse d'eau est cassée ainsi qu'un récetacle de douche. Après discussion, nous apprenons qu le CAD sert de lieu de réception pour la venue des différents invités. C'est la vocation première de ces bâtiments et nous ne sommes pas, mais nous précisons que les dégats occasionnés par leur venue doivent être réparés par leurs soins ou par les villlageois eux-mêmes.
Nous rencontrons les tisseusses au travail. Seul deux métiers à tisser sont en fonction. Nous nous en étonnons. Elles nous répondent que seulement deux femmes sont formées et elles sont seules à en bénéficier. Nous leur faisons remarquer que la fonction première de ces métiers a tisser était un projet communautaire et quelle devraient à leur tour former d'autres femmes. Elle semblenr comprendre. Nous demandons aux femmes présentent si la formation les intéresserait, l'avis et unanime. Nous prenons rendez-vous ultérieurement afin de voir les réalisations et d'acheter quelques piéces de tissus.
L'atelier menuiserie est impeccable! Nous nous rendons compte en effet que Michel qui est maintenant seul responsable, ne se sent pas capable d'assumer cette fonction. Il aimerait bénéficier d'une fonramtion supplémentaire qui pourrait être prise en charge par la municipalitée de Méguet. Nous lui faisons promettre que si tel était le cas, il s'engageait à prendre son rôle au sérieux et à ne pas quittter le village dés la fin de son enseigement. Nous reparlerons de la formation de Michel quand nous rencontrerons le Maire de Méguet.
15 Heures : réunion avec les différent directeurs et instituteurs des écoles de Kabouda, Tibin, Bollé, Ouaoussé. Nous évoquons bien sûr la gréve qui est à l'origine de la fermeture des écoles. Les directeurs nous rassurent et fixons des demi-journnées où il serait possible de rassembler les enfants ainsi que les dirigeants des associations des parents d'éléves afin d'effectuer nos visites scolaires. Il est convenu de se rendre à Ouaoussé lundi à 8heurs et à Bollé à 10 heures . Mardi ce sera Kabouda à 8 heures et Tibin à 10 heures.
Nous faisons ensemble la liste de leurs besoins qui sont quasiment les mêmes dans toutes les écoles : petites fournitures (crayons, cahiers, équerres, compas, régles....), globes terrestres, planisphéres, planches anatomiques, dictionnaires, manuels d'orthographe et de grammaire, tableaux, jeux de société, matériel, sportif, matériel de jardinage, matériel de nettoyage pour les latrines(balais ,brosses, eau de javel.....), matériel pour apprendre le poids et les mesures, appareils photos, malles ou valises afin de mettre les livres à l'abri des termites et des souris. Mais également d'autres besoins beaucoup plus lourd financièrement comme la construction de salles de classe, de logements pour les instituteurs, l'éclairage, un forage dans l'écloe de Bollé.
Nous parlons également du service de santé scolaire qui n'existe pas. Malgré tout l'infirmier ou infirmère chef de poste passe réguliérementdans les écoles pour faire de l'éducation à la santé. Du fer fourni par l'état es également distribué par les instituteurs aux enfants scolarisés chaque mois.
Nous renouvellons le matériel des trousses de secours mises en place par la mission en 2009.
Ils nous demandent également des cartons de pulls car beaucoup 'éléves ont froid pendant les mois d'hiver. Cela pourrait éviter aux enfants d'être malades et pourrait diminuer l'absentéisme .
Nous choisissons emsemble la classe qui pourrait corespondre avec les enfants du centre Gouillard, ce sera le CEI de l'école de kabouda et expliquons à monsieur Seydou HIE, l'instituteur, leur projet.
Chaque instituteur s'engage à récupérer le courrier des enfants à leur parrain-marraine et à nous l'apporter chez Pierre avant notre départ du village. Ils ferons également écrire les cartes postales par les enfants, cartes quie seront envoyées aux donateurs (cartes de solidarité).
18 heures : nous recevons le comité des villageois qui nous éclaire sur le fonctionnement des zones maraîchéres.
Les vilageois ont à leur charge les petits travaux de réfection du perré, ils se réunissent par exemple après chaque grosse pluie et se rendent au barrage pour vérifier qu'il n'y a pas de domage de ravinement.
La plaine maraîchére est fractionnée en quarante grandes et quatre vingt petites parcelles. Nous avons pu constater qu'une vingtaine de femme cultivent leur propre terre.
Les villageois doivent acquitter un droit pour la culture de ces parcelles qui est de 2000 FCFA ou six plats de riz (1 plat =3 kg de riz) pour les grande parcelles, et 1000 FCFA ou trois plats de riz pour les petites parcelles. Ces redevances seront réclamées une fois par saison de culture.
Le systéme vient d'être mis en place et apparamment il y a beaucoup de retard, voir même des non paiements, nous n'avons pas assez de recul pour tester son efficacité. Quand nous proposons de pallier à cet inconvénient en sanctionnant les récalcitrants, ils nous rétorquent qu'il est difficile de réclamer car beaucoup font partie de la famille et que cela entraîne des querelles. On nous fait part également que certain villageois cultivent en dehors de la zone maraîchère à proximité du barrage, ce qui risque d'ensabler une partie de celui-ci.
Il est également évident que le comptage doit être difficile à réaliser car beaucoup de kaboudais sont illettrés.
Nous espérons que le problème se solutionnera assez vite car ces redevances permettent l'entretien de la zone maraîchére.
Il a été constaté que le canal principal qui irrigue les zones maraîchères est érodé, aussi certaines parcelles sont inondées et d'autres manque d'eau. La solution serait de bétonner ce canal, ces travaux seraient éventuellement pris en charge par une autre association ( Burkina-solidarité ) ou par la municipalité de Méguet (projet communal pour l'aménagement de la plaine). .
L'activité de la pêche a été suspendue suite à des fraudes nocturnes. Les pêcheurs ne respectaient pas les règles qui imposaient de ne pas pêcger à certaines époques et quand le niveau d'eau du barrage ne le permettait pas.
Deux personne sont reponsables de la décortiqueuse à riz. Pour payer l'essence, les villageois doivent s'acquitter de 25 FCFA pour trois kilo de riz.
Malheureusement nous avons pu constater qu'il manquait une pièce à la décortiqueuse (tambour) qui a été livrée l'année dernière. Pour pallier à cet inconvénient, ils utilisent celui de la décortiqueuse à mil , mais le travail est de moins bonne qualité. A notre demande, Joanny doit recontacter le fournisseur afin de récupérer la pièce.
Le comité des villageois est également responsable du château d'eau. Actuellement, la redevance est perçu au litre d'eau (25 frs le bidon de 15 litres et 20 frs le bidons de 10 litres ).Ils aimeraient changer ce fonctionnement et passer au systéme forfaitaire de l'ordre de 500 frs par hommes et 600 frs par femme. Dans ce but ils ont commencé le recensementde la population . L'argent récolté est utilisé pour l'entretien du château d'eau, les saires des fontainiers et l'achat de l'essence.
Le systéme actuel n'est pas rentable car leurs dépenses sont supérieures à leurs recettes et il est impossible d'éaéluer à cette heure la rentabilité du nouveau systéme.
Daouda ZAGRE, agent de l'agriculture présent à cette réunion, nous explique le fonctionnement du magasin de produits agricoles. Les villageois achétent en commun les graines ( dont une partie est prise en charge apr le gouvernement) et les engrais.
Il nous énumère les différentes cultures, à savoir du riz pendant la saisons des pluies et oignons, choux, tomatess, salades, maïs le reste de l'année. Le riz et les oignons restent la meilleure rentabilité.
Réunion trés enrichissante mais nous nous rendons compte qu'il faudrai rester vigilants pour que leur organisation perdure.
Après le repas du soir, nous trions toutes les fournitures scolaires que nous avons emportées avec nous afin de les répartir équitablement dans les différentes écoles. Joanny nous aident dans notre tache.
Nous finissons la journée assez tard et bien fatigués, la douche est la bienvenue.
Les fileuses L'atelier menuiserie
La décortiqueuse Les directeurs et instituteurs
Le comité des villageois Répartition du matériel scolaire
LUNDI 14 MARS
Nous partons pour l'école de Ouaoussé, qui nous réserve un accuel chaleureux. Ils ont bien organisé notre venue et après avoir remis les dossiers de parrainages d'Anne-Marie, nous réussissons à réaliser les photos des enfants en moins d'une heure. Tous les enfants avaient leurs ardoise prête, ce qui a facilité la tâche. Après notre traditionnelle distribution de bonbons aux enfants, nous remettons les fournitures et l'argentau comité des parenrs d'éléves et au directeur, qui nous remercient en nous remettant à chacun un petit cadeau. La visite de l'école de Bollé se passe de la même façon. Nous nous apercevons que la réunion préliminaire avec les différents directeurs d'écoles n'a pas été inutile.
Nous visitons le dispensaire où nous nous faisons la connaissance de Valérie, l'infirmière chef de poste et de son collègue. Les locaux ont récemment été repeints par une association belge. Nous pouvons nous rendre compte de la pauvreté de la pharmacie.
Nous repartons chez Pierre sous la grosse chaleur et prenons un peu de repos aprés le repas.
A 16 heure s nous nous rendons au château d'eau qui fonctionne correctement. Apparemment la poulie a été changée, même si elle nous paraît encore un peu désaxée. L'agent de l'agriculture nous convie dans osn bureau pour discuter de son parcours et de son travail. Il en profite pour nous réclamer une armoire de rangement pour ses différents dossiers. Son bureau nous semble effectivement très << spartiate>>.
Nous nous rendons ensuite à la borne fontaine qui se trouve dans le quartier musulman et en profitons pour discuter un peu avec l'instituteur de l'école coranique . Il enseignent uniquement en langue arabe jusqu'au CM ensuite les parents essaient de
les envoyer en Arabie Saoudite afin de finir leur scolarité. Il est difficile dans ces conditions d'envisager des parrainages avec cette école.
Nous passons ensuite au CAD pour acheter quelques pièces de tissu pour prouver le bon travail des tisseuses. Nous commandons pour l'année prochaine des tissus plus colorés et leur proposons de confectionner des nappes que nous pourrons vendre lors de nos différentes manifestations.
Nous pouvons également nous rendre compte de l'état de l'ambulance qui nous semble épave. Joanny nous fera parvenir un devis qui a été téalisé sans ouverture de capot !
Nous notons également que la gaziniére financée par l'association n'a pas été entretenue depuis le départ de la derniére mission et en faisons le reproche à Mathieu.
En rentrent chez Pierre, trois jeunes lycéens nous attendent afin de nous exposer leurs difficultés. Ils aimeraient que nous les parrainions dans leurs études supérieures. C'est à regret que nous leur expliquons que l'association ne peut pas tout prendre en charge et que nous sommes obligés de nous limiter aux écoles primaires. Nous leurs promettons de leur envoyer via le prochain container des dictionnaires et du matériel de foot.
Nous finissons la soirée par un cour de Tchiqueba, traditionnelle <<danse du cul >> dispensé par les jeunes fille du village. Moment très complice et qui laisse de très jolis souvenirs.
L'école de Bollé Le dispensaire de Bollé
Une naissance à Bollé Une classe de l'école de Ouaoussé
La courroie du château d'eau Le bureau de l'agent de l'agriculture
La borne fontaine du quartier musulman.
Les jeunes du village
La Tchiqueba ou danse du cul
Mardi 15 mars
Départ pour l'école deKabouda où tout est aussi bien organisé que la veille.
Nous remettons à la classe du CE1, les bracelets en mousse confectionnés par les enfants du centre Gouillard et prenons des photos des enfants tous joyeux.
Nous aurons droit à deux poulets en cadeau.
Nous nous rendons à TIBIN où nous découvrons la construction d'un barrage financé par l'état. Sur le chemin du retour, nous visitons une école d'alphabétisation en plein air fréquentée par des femmes désireuses d'apprendre à lire,à écrire et à compter. Carole et Jean-Michel prennent leur premier cours de moré.
Aprés le repas de midi, Magalie fait une nouvelle fois le point sur les parrainages pendant que Carole rédige le journal de bord et que Jean-Michel joue avec le petit Alain qui nous ne quitte pas de la semaines .
Nous avons récupéré les cartes postales écrites par les éléves et les mettons dans les enveloppes.
17 heures: rencontre avec Valérie, l'infirmiére de Bollé accompagnée de son collégue et de Félivité, l'infirmiére de Kabouda avec Pascaline qui l'aide bénévolment.
Nous faisons le point sur leurs principales activités qui sont consultations curatives, les campagnes de prévention,les vaccinations (tuberculose, rougeole, fiévre jaune, méningite, poliomyélite, diphtérie, hépatite B, tétanos) au dispensaire et dans les différents bourgs, les consultations prénatales, la planification familiale, les accouchements (environs 10 par mois) et la PMI (prévention matrnelle et infantile).
Les maladies les plus répandues sont le paludisme ( malgré les campagnes de distribution de moustiquaires financées par l'état), les diarrhés infantiles, les bronchites chez les enfants et chez les adultes et la bilharziose pour qui le traitement par praziquentel est distribué gratuitement.
En 2010, un seul cas de méningite a été diagnostiqué.
Nous soulevons le probléme de l'ambulance. Il faut actuellement attendre plusieurs heures avant que l'ambulance de Zorgho n'arrive à kABOUDA, L'essence et le salaire du chauffeur sont payés par le malade mais l'entretien du véhicule reste à charge des comités des santé.
Malheureusement le comité de santé de Kabouda et celui de Bollé ne pourront supporter les frais d'entretien du véhicule.
Valérie et son collégue soignent une population de 1500 patients, Félcie s'occupe seule de 5840 patients, le deuxiéme infirmier de Kabouda ayant déserté le vilage faute de logement.
Nous faisons l'identification des besoins:
Pour Bollé :
- Electrification du dispansaire
- Réseau d'eau
- Cuisiniére pour la sérilisation
- Lits et matelas
- Table et boite d'accouchement
- Boite de à pansement
- Fauteuil roulants
- Béquilles
- Bancards
Pour Kabouda :
- Electrification du dispensaire
- Construction d'un logement
- Matelas
-Tensiométres
- Potences
- Trépieds
- Fauteuils roulants
- Béquilles
- Brancard
Des médicaments manquent dans les deux dispensaires, nous en faisons la liste afin de les acheter demain à l'hôpital de Zorgho. Nous financerons également l'achat de contraceptifs comme la pilule, les préservatifs, les implants et leur pose.
Nous évoquons la fabrication des fours solaires par le lycée de Wingles qui pourraient servir pour la prépartion de la farine Misola et la stérilisation des instruments. Les infirmiéres sont partantes si une formation leur est faite sur leurs fonctionnement.
Les soins dentaires sont aussi réclamés pour la prochaine mission.
Nous leur remettons le matériel médical et les médicaments que nous avions emportés dans nos valises, en part équitable selon la population.
Nous prenons un repas toujours exellent, préparé par Emilienne, ce qui recharge nos batterie pour le lendemain.
La bibliothèque de l'école de Kabouda l'école de Tibin
L'école d'alphabétisation le petit Alain
la mise sous enveloppe les infirmiers de dispensaires de
des cartes postales Kabouda et Bollé
Mercredi 16 mars
8 heures : rencontre avec le comité des femmes.
Pascaline, toujours présente, nous sert de traductrice.
Les femmes remercient l'association pour toute l'aide apportée au village, notamment pour l'achat des contraceptifs et de la farine Misola mais surtout pour la scolarité de leurs enfants.
Nous faisons le point sur leurs besoins :
- Un moulin à dolo (bière de mil) qui leur permettrait de fabriquer la précieuse boisson des hommes et d'avoir un
revenu non négligeable.
- La savonnerie parait leur tenir à coeur mais nous en rediscuteront plus tard avec Pierre qui nous confirmera
leur manque de volonté à s'ouvrir au commerce.
- Elle souhaiteraient une maison des femm es afin d'avoir un endroit à elles pour se réunir et entreposer les
métiers a tisser qui se trouvent actuellement au CAD. Lors de la mission de 2009, Pierre avait soumis l'idée de
leur concéder la vieille église mais cela semble ne plus être d'actualité.
-
Nous reparlons des métiers à tisser et insistons une fois encore sur le fait que c'était avant tout un projet commeunautaire. Nous leurs faisons comprendre qu'il faut que ce projet fonctionne avant d penser à en financer un autre.
Nous terminons la réunion par la distribution d'échantillons de produits de beauté qui font toujours très plaisir aux femmes du village.
9 heures 30 : visite du Cheik du village et de sa délégation qui nous souhaitent la bien venue et un bon retour dans notre pays. Nous clôturons cette rencontre par une prière et des chants des éléves de l'école coranique.
10 heures : rencontre avec Pierre Kaboré, maire de Méguet mais aussi maire de Kabouda. Après le discours d'usage nous parlons de la formation de Michel et de notre déception de voir que l'atelier bois ne fonctionne pas. Monsieur le Maire nous apprend que le bénévolat et interit au Burkina Faso et que tout travaildoit au moins rapporter de quoi manger. Cela nous laisse un peu pantois. La formation de Michel fera l'objet d'une prochaine réunion du conseil municipal.
10 heures 30 : nous partons pour l'hôpital de Zorgho afin d'y acheter les médicaments faisant défaut au village. Nous rencontrons tout d'abord le docteur Gay, médecin chef, qui nous reçoit trés gentiment et nous félicite de nos actions médicales au profit du village.
Puis commence le périple administratif de l'hôpital de Zorgho. Après avoir consulté plusieurs bureaux , nous apprenons qu'il est impossible de régler la factures en euros. Nous partons donc à la rechercher d'une banque mais nous trouvons << parte close>> aprés renseignement, cette banque n'ffectue pas de change ! Retour à la case départ : le bureau du comptable de l'hôpital. Nous faisons appeler le docteur Gay qui autorise le réglement en euros. Nous pouvons aller chercher nos médicaments à la pharmacie de l'hôpital mais cela nous a pris 3 heures !!!
Dans la cour de l'hôpital entre nos divers allers-retours, nous avons la surprise de croiser Sam Dabiré, ancien infirmier de Kabouda qui se trouve en formation avec Valérie et Félicité.
Retour à kabouda aprés une petite halte à l'auberge où nous dégustons une bonne bi"re fraiche bien méritée!
Nous arrivons au village vers 15 heures. Emilienne, avzec toute la patience africaine nous attend pour le repas du midi !
Nous faisons ensuite une petite promenade sur le marché accompagnés de Francis, nous rencontrons beaucoup de femmes qui nous renseignent sur les denrées que l'on peut trouver sur les étals. Maghalie et Carole ont pu gouter à la noix de cola ( elles ne risquent pas de devenir <<accros>>!).
16heures 30 : nous voulions ensuite nous rendre aux dispensaire de Kabouda et de Bollé mais Johanny nous apprend que le chef souhaite nous saluer avant notre départ programmé le lendemain en début d'aprés-midi. Nous acceptons bien sûr sa requête mais entamons le tri des médicaments pendant sa visite, tant pis pour le protocole.
Nous passons par la pharmacie de Kabouda récupérer une parti e de ma farine Misola et partons pour Bollé. Nous remettons à l'infirmier (Valérie étant restée à Zorgho), en présence de représentant du comité de santé, la farine et les médicaments.nous rentrons à Kabouda à la nuit tombée et effectuons la même distribution au dispensaire du village.
Après le repas, nous commençons à rassembler nos effets et à faire nos bagages.
La visite du cheick Le comité des femmes
Les containers de moustiquaires Le bureaux du comptable de l'hôpital
à l' hôpital de Zorgho
la suite du récit de la mission dans 2011 bis