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Historiques et compte-rendu des activitées de l'association HARNES-KABOUDA ,titulaire de la médaille du mérite national Burkinabé au grade d'officier. "" pour lire les débuts de l'association cliquer sur le plus gros chiffre en haut au centre de la page ""

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2007

 

logo de harnes kabouda
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introduction

 

 

HISTORIQUE

 

Kabouda est un village du BURKINA FASO jumelé avec la ville de HARNES depuis 1993.

 

Ce village de 8000 habitants est composé d'un centre où vivent quelques 1700 personnes auquel sont rattachés plusieurs bourg ou quartiers dispersés sur une zone de brousse d'environs 10 km2.

 

kABOUDA, accessible par quelques 20 km de piste, est situé à 120 km à l'est de la capitale OUAGADOUGOU, à 20 km de ZORGHO, dont il dépend au plan sanitaire et à 5 km de MEGHET dont il dépend administrativement.

 

Le climat  est de type sub-saharien, caractérisé par la rareté et l'inconstance des pluie.Celles-ci peuvent être diluviennes.Ce fut la raison de la rupture de la seule digue en 1987.Cette digue permettait pendant la saison sèche, grâce à la retenue d'eau, d'abreuver les animaux d'élevage et d'irriguer des zones redevenues arides depuis.

 

Les Kaboudais vivent (ou plutôt survivent) essentiellement de l'agriculture céréalière et de l'élevage.

 

Sur le plan sanitaire,Kabouda dispose d'un dispensaire, d'une pharmacie (le plu souvent démunie), d'une maternité, d'un centre de consultations des nourrissons. Autour d'un seul infirmier,François responsable de la santé des villageois, un accoucheur, Karim, chargé des accouchement non pathologiques aidés dans leur tâche par Pascaline et djaoda, composent la maigre équipe sanitaire pour 8000 habitants.

 

En 1997, le docteur Jean GHILAT, né au BURKINA-FASO, médecin généraliste, découvrait suite à un voyage culturel d'échanges entre la ville de Harnes et le village de KABOUDA les conditions sanitaires déplorables dans lesquelles survivais la population.

Courant de l'année 1998, le docteur Ghilat, entreprit de sensibiliser les professions du secteur. Une petite équipe composée de médecins et de paramédicaux avait réfléchi sur l'opportunité d'organiser une mission sanitaire à Kabouda. L'aide du docteur GHILAT fut particulièrement primordiale car personne ne connaît aussi bien que lui les besoins des Burkinabés, leurs cultures et leurs coutumes.

 

C'est après une période de réflexion qu'en 1999, la première mission sanitaire a été instaurée dans le cadre de l'association Harnes-Kabouda, avec l'aide de la municipalité de Harnes. Même si un important travail de préparation en amont avait été nécessaire, cette première mission de découverte pour la majorité de l'équipe, dont le but était de proposer des consultations médicales, avec mise à disposition gratuite d'un traitement. Pour ce faire, une collecte de médicaments  avait été réalisée auprès des pharmaciens environnants, ainsi qu'auprès de la population.Ces médicaments ainsi que les nombreux  dons de matériel ont pu être acheminés par le container gracieusement offert par la municipalité.

 

Les différentes missions envoyées par l'association ont permis ,d'année en année, de faire évoluer l'aide que nous octroyons aux villageois. 

 

D'une année sur l'autre, les consultations ont été de plus en plus nombreuses avec souvent des personnes venant en dehors du village de Kabouda après avoir parcouru des dizaines de kms  à pied ou à vélo. Pour les assurer, le nombre de participants a été augmenté. Les  problèmes sont de plusieurs ordres:

* L'afflux massif de population au centre de KABOUDA avec le risque d'accident,d'où la nécessité   du personnel de sécurité pour gérer les files d'attente

*des traducteurs pour comprendre,

* l'absence de suivi après distribution des traitements (effets indésirables, allergies).

* propagation des maladies en période d'épidémies)

 

La plupart des consultations sont parasitées par de personnes  qui viennent simplement pour avoir des médicaments gratuitement retardant la prise en charge des malades réels. Il faut aussi signaler que pendant une semaine, nous nous substituons aux officiers de santé au risque de les discréditer dans-leur pratique quotidienne. Il est à noter que l'infirmier et l'accoucheur, seuls membres médicaux présents au village assurent la totalité des soins médicaux et para médicaux, ainsi que les urgences (épidémie de méningite). Ils ont un statut primordial auprès de la population.

 

Les campagnes de vaccinations ont évolué au fur et à mesure des missions. En effet, le gouvernement du Burkina-Faso a mis en place un programme vaccinations( BCG, DTC, Polio, méningite, rougeole et fièvre jaune)  avec un suivi rigoureux par les officiers de santé. IL importe de ne pas interférer le protocole instauré localement pour ne pas  en perturbé l'organisation.

 

Toutes ces constatations accumulées au fil des années ont permis d'évoluer vers des missions plus préventives que curatives.  

 

 

 

 

MISSION 2007

 

 


 Composition de l'équipe:

 

Maurice Godin: chef de mission (plusieurs missions à son actif)

Nathalie Chevalier: médecin (2 ème mission)

Béatrice Marceau :infirmière (3 ème mission)

Magalie Pruvost : infirmière ( 3 ème mission)

Carole Guirado : membre de l'association ( 1ère mission)

Emmanuelle Cuvelier : membre de l'association ( 1ère mission)

 

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But de cette mission

 

Évaluer les besoins futurs de la population, l'association a  délibérément choisi de restreindre le nombre de participants afin de faciliter  les échanges au prés des villageois.

 

Planning de la mission :

 

Nous en avons discuté lors d'une réunion chez Nathalie.

 

 

-Arrivée à OUAGADOUGOU

-Achat de la farine Misola, des cartes, des timbres, des objets des livres

-Départ pour KABOUDA

-Réception du container 

-Évaluation des besoins en médicaments aprèss vérification du stock 

-Achat des médicaments à ZORGH O

-Achat des moustiquaires

-Rencontrer le directeur de l'école(cantine,carte de solidarité,bibliothèque,parrainage)

-Visite des différents quartiers de Kabouda

-Rencontre avec le maire de Meguet

-préparation et réalisation de la kermesse

-Agencement de la maternité (nouveaux lits et poupinel)

-Rencontrer les différents collectifs(santé,femmes,jardiniers...)

-Photos du barrage

-Mise en place d'un atelier couture et d'un atelier vélo

-Retour OUGADOUGOU

-Poster les cartes de solidarité

-Récupérer les objets

 

 DEROULEMENT DE LA MISSION

 

Samedi 31 mars

 

Départ de Harnes  à 11h30, dans un mini bus prêté par la municipalité.

Après l'enregistrement des bagages, nous décollons avec deux heures de retard, et passons un excellent voyage.

Arrivée à Ouagadougou vers 22h où nous avons été accueilli par Pierre TABSOBA et conduit à l'hôtel.

 

Dimanche 1er avril

 

Rencontre avec Sam, l'ancien accoucheur de Kabouda  qui nous à aidé à la préparation de la mission.

Grosse déception, Johanny nous annonce qu'il y a de fortes chances que le container  ne soit pas débloqué pendant notre séjour à Kabouda. Il va falloir réviser notre planning.

 

L'équipe  médicale se rend à la Sainte famille pour l'achat de 300kg de farine Misola Elles sont attendues et reçues avec beaucoup d'amitié qui s'est crée au fil des années .

Pendant ce temps, le  reste de l'équipe rencontre Lazare Afin de commander les objets qui seront vendus au profit de l'Association lors des différentes manifestations.

 

14H : Pierre nous emmène à Kabouda. Première découverte du paysage de brousse  en 4X4 pour Carole et Emmanuelle.

 

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Arrivée discrète au village. Pierre nous installe dans sa maison. Nous allons de suite au barrage où nous nous attendions à plus de verdure mais la récolte étant terminée nous retrouvons le même paysage que les année précédentes. Les bêtes sont actuellement dans les  champs afin d'enrichir la terre. Il ne reste que le potager de l'école: choux, poireaux, oignons... Découverte du nouveau château d'eau du village.

Nous allons présenter nos hommages auNab Tigré  , chef coutumier de Kabouda.

 

Retour à la maison de Pierre où nous installons nos lits sur la terrasse vu la température ambiante. Petit air de colonie de vacances, nous dormons tous à la belle étoile. Maurice, dans son rôle de cerbère, installe son lit à l'entrée du campement.

 

Premier repas à Kabouda en compagnie de Johanny. Les membres du CAD viennent nous rejoindre. Différents points sont abordés, notamment l'organisation de la kermesse où il est décidé de faire une vente aux enchères et une tombola dont le bénéfice alimentera le budget du CAD pour son fonctionnement (remise en état des locaux, salaire du gardien,organisation de diverses manifestation).

Nous nous couchons tôt fatigués par la chaleur et le voyage. Nous passons une nuit excellente sur la terrasse. 

 

lundi 2 avril

 

Réveil en fanfare à 5 h par la faune locale (pintades, coqs, ânes, chiens,etc....)

 

Nous nous rendons à l'hôpital deSorgué  avec Pierre où nous rencontrons le médecins-chef à qui nous annonçons l'arrivée dans le container d'un écho-graphe. Petite halte sur le marché de Zorgo où nous achetons notre souper (pintades vivantes qui voyages avec nous dans le 4X4.

 

l'aprés  midi, rencontre avec  François et visite de la maternité où nous faisons connaissance de Karim, le nouvel accoucheur qui nous présente deux nouveaux habitants de Kaboudanés pendant la nuit (dont un prématuré né à 7 mois). Toutes l'équipe a été touchée par l'accueil et le dialogue qui s'est instauré avec l'officier de santé, nous félicitons pour son mémoire et nous nous réjouissons de sa grande implication. Nous sommes très émus de la joie de François et Karim nous montrant l'arrivée d'eau au robinet du dispensaire ce qui va contribué à l'amélioration de l'hygiène.

La discussion s'engage sur la nécessité de mettre l'accent sur la prévention, les soins infirmiers et les soins dentaires. Nous lui annonçons l'arrivée d'un poupinel. Nous remarquons que la table gynéco devrait être changée.

 

Retour au CAD pour le tri des cartons du container de 2006. 

Nous nous divisons en deux équipes:

L'équipe médicale est chargée de trier les médicaments. Première constatation: les souris ne sont plus constipées, les laxatifs ont été grignotés!!!!!. Les médicaments périmés ont été brulés sur le champ pour éviter tout dérive.

 

La seconde équipe s'attaque aux vêtements en vue de la kermesse prévu le lendemain. Nous trions les lots par catégorie( vêtements, vaisselle, jouets).

 

Il fait de plus en plus chaud, nous rentrons exténués.

 

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  MARDI 3 AVRIL

Réveil en fanfare à 4h 30 par Maurice qui chute de son lit. Hilarité générale et nous ne pouvons plus nous rendormir.

 

A 9 h , nous partons pour l'école où nous rencontrons Henri, le directeur, qui est ravi d'apprendre que l'armoire lui parviendra prochainement. Nous profitons pour lui remettre les cartes de solidarité, quelques fournitures scolaire et des posters sur l'hygiène. nous prenons rendez-vous avec lui pour revenir photographier les enfants nouvellement parrainés et lui demandons de fournir une liste des derniers enfants scolarisés.Nous proposons également de réaliser un enseignement de prévention contre la bilharziose et de traiter les enfants contaminés.

Notre visite se termine par une distribution de bonbons aux différentes classes. Nous restons impressionnés par la politesse et le respect des enfants.

 

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Nous repassons par le dispensaire où François propose à l'équipe de l'accompagner lors des vaccinations dans les autres bourg.

Une visite à la maternité, nous permet de nous rendre compte de la bonne santé des enfants, et nous sommes heureux de voir que le prématuré s'accroche à la vie. Les mamans apprécient les cadeaux de naissance que nous leur offrons.

 

Nous déjeunons en compagnie de MrTARDIet  son collègue de BTM, qui étaient passés vérifier le bon fonctionnement des installations.

 

Nous commençons la kermesse vers 15 h30. Un super souvenir pour nous car l'occasion d'une rencontre réelle avec de la population. Le comité du jumelage à très bien organisé la manifestation et l'ambiance est vraiment festive. 

 

 Une parti des lots plus importants ont été mis aux enchères, tandis que les autres lots étaient mis en en jeu par une système de tombola avec l'achat d'un ticket à prix fixe minime pour permettre à l'ensemble de la population de participer.

Nous notons que les vêtements d'hiver ont beaucoup de succés car les températures ont été particulièrement froide cette année. Il est difficile d'en trouver sur le marché. Leur prix est conséquent. Il faudra donc réfléchir à la prochaine collecte de vêtement.

Les vélos d'enfants ont beaucoup de succès et nous avons été étonnés de envolées des prix.

 

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Même les cartons d'emballage ont trouvé preneurs contre toute attente!!! Nous sommes surpris d'apprendre qu'ils feront fonction de meubles dans la cases.

 

Le soir, réunion avec le comité des femmes sous la direction et surtout la traduction de Pascline ( forte personnalité). Elles évoquent les avantages de la contraception, qui leur permet de mieux gérer  leur vie, en diminuant les accidents liés aux grossesses multiples et rapprochées,et en leur donnant la possibilité d'avoir une activité rémunérée. Il est à noter la prise en charge financière de la grossesse est entièrement du ressort de la femme. Nous apprenons également qu'une aide de l'état a contribué à alléger le coût d'un accouchement et des consultations prénatales.

Alors que nous avions décidé de poursuivre la contraception injectable (instaurée en 2004) après en avoir débattu avec elles, il s'est avéré que leur choix s'est porté sur une contraception par implants, du moins pour les femmes proches de la ménopause.

Nous avons aussi évoqué la contraception masculine mais il nous et apparu que le port du préservatif n'est pas encore monnaie courante chez les Kaboudais.

 

Nous dînons très tard, et profitons du calme pour faire un bilan de cette journée.

Nous revoyons le contenu de la commande des contraceptifs.

Le système de la kermesse ne permettant pas aux plus démunis de profiter de la générosité  de nos donateurs, il faudra  réorgaser la collecteetprévoir des cartons à distribuer gratuitement aux plus nécessiteux, par l'intermédiaire des associations locales (école, secours catholique,etc.....)

 

MERCREDI 4 AVRIL

 

Le brouillard et la chaleur ont encore augmenté.

 

A 8 heures, toute l'équipe se rend à l'école pour la prévention et le traitement de la bilharziose  (maladie parasitaire que les enfants attrapent en se baignant dans l'eau stagnante, et qui peut entraîné de grave conséquences aux niveaux des reins).

 

Nous sommes sommes bien organisés : Grâce à une formation dispensée par Nathalie et tandis que celle-ci, accompagnée des deux infirmières, s'occupait de la prévention, le reste de l'équipe prenait en charge le côté curatif en pesant les enfants et en leur distribuant leurs traitement. Notre intervention a permis de traiter 104 enfants.

 

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10 heures départ pour Meguet où nous avons rendez-vous avec le maire Pierre KABORE, également maire de Kabouda depuis un an, son dynamisme et son ouverture d'esprits nous ravissent. Nous évoquons la collaboration entre les deux municipalités, qui sera facilitée par une liaison internet.  

 

Nous rencontrons Adrien, un étudiant de l'école des Mines de Douai, qui effectue son stage en génie civil (le monde et petit).

 

Brushing et bronzage gratuits par le retour en pick-up.

 

L'équipe médicale rencontre les professionnels   de santé. Lors de cette réunion, un point  a été fait  sur les besoins sanitaires. Ils nous ont montré le cahier de suivi des dont de médicaments avec le nom des bénéficiaires (une contribution minime est réclamée aux moins nécessiteux afin d'alimenter un fond de solidarité pour les urgences), ainsi que la courbe du poids des enfants où apparaissent ceux qui ont bénéficié de la farine  MISSOLA. Nous avons également décidé ensemble du local où seront stockés les médicaments et la farine (ce qui a été fait dès la fin de la réunion).

 

Une urgence a interrompu notre réunion, une évacuation sur Zorgho a été nécessaire pour une jeune femme qui présentait un choc septique. L' ambulance du village n'étant pas fonctionnelle, nous avons du faire appel à l'ambulance de Meguet. Il serait bon de revoir le problème de la réparation de notre ambulance.

 

Pendant cette réunion médicale, les autres membres de l'association se rendent à l'école afin d'y photographier les derniers enfants parrainés, une soixante au total. La séance se passe bien malgré la chaleur accablante. Nous avons remarqué qu'un enfant parrainé ne s'était jamais présenté à l'école, aussi nous avons transféré le budget pour un autre enfant.

 

Le soir, réunion avec le comité de jumelage en présence de Johanny où nous discutons à nouveau de la réfection du CAD. Johanny émet des réticences quand à la mise en place d'un atelier de couture, une tentative précédente s'est soldée par un échec: dès la fin de sa formation, la personne a préféré rejoindre la ville. 

Francis se fait porte parole de la population et expose leurs craintes concernant la destination des médicamentsdonnés par l'association. Nous décidons de provoque une réunion entre le comité de santé et les officiers de santé.

 

JEUDI 5 AVRIL

 

Départ matinal pour l'hôpital de Zorgho, dans notre pick- up, ce qui donne un petit air de safari à notre voyage.

Dès notre arrivée, nous passons notre commande.

Après une attente certaine, nous n'obtiendrons finalement que 50 moustiquaires 3 places, au lieu des 300 initialement prévus (un quota défini par province) mais au prix intéressant de 1500 CFA. Nous révisons notre commande de préservatifs, vu leur prix dérisoire, il aurait fallu une remorque pour le budget qui leur était initialement alloué!! Nous avons la totalité de notre commande de produits contraceptifs féminins mais nous n'avons pas pu payer l'équipe mobile qui viendra poser les implants aux femmes du village. Nous projetons de confier l'argent au comité des femmes.

Nous passons quand même toute la matinée à l'hôpital, vu la lenteur de l'administration. 

 

img472Retour à Kabouda où nous déposons les moustiquaires à la pharmacie en présence du comité de santé, à charge de François et Karim  de décidé qui en seront bénéficiaires.

 

L'après-midi le temps étant beaucoup plus clément, nous décidons de retourner au barrage à pied afin d'y faire encore quelques photos. Balade très agréable en compagnie des enfants du village, discussion avec quelques collégiens qui nous exposent leurs difficultés de scolarité. Les enfants ont chantés et nous ont initiés à la flore locale. Nous repassons par la maison du Naba Tigre qui nous montre avec fierté sa récolte d'oignons rouges.

 

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Le soir réunion entre la commission de santé et les officiers de santé. Le major François expose sa façon de travailler et de tenir ses cahiers, ce qui clarifie certains points obscurs pour la population. Finalement Maurice remet l'argent de l'unité mobile chargé de la pose des implants à Simon, le trésorier du comité de santé. Les documents ont été signés par Simon ,Maurice, la présidente du comité des femmes et François.

 

Une surprise nous attend après la réunion,il n'y a plus d'eau. Vive les lingettes !!!

 

Première nuit fraîche. 

   

 

VENDREDI 6 AVRIL

 

Le matin tourjours pas d'eau super ! - Comme le temps reste brumeux, les panneaux solaires ne fonctionnent pas, et comme la couroie du moteur accessoire est cassée, l'eau n'est pas puisée. Re-lingettes!!!

 

Dés 7heures toutes l'équipe accompagnes François dans le quartier musulman de KABOUDA , Tientenga, pour des vaccinations. Nous y sommes très bien reçus, les enfants sont très propres malgré le manque d'eau (vivement le forage).

 

   

 

 

 

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Pendant que l'équipe médicale s'occupe de la vaccination. Carole et Emmanuelle se rendent à l' école. Cette école, ouverte depuis seulement trois ans, dispose de trois classes, auparavant les enfants étaient scolarisés à Meguet, qui est plus proche que le centre de Kabouda. Nous rencontrons le directeur qui n'a jamais entendu parler de notre association, bien qu'ayant des contacts avec le directeur de l'école du centre du village.

Nous constatons également que sur les 110 enfants scolarisés, 60 sont atteints de bilzarziose, ce qui nous améne à en parler à  François qui prévoira le traitement lors de sa prochaine venue. Il existe également une école franco arabe que nous pas eu le temps de de viste.

 

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Nous récupérons les médicaux  à qui les villageois ont offerts une poule et un coq pour les remercier. Béatrice et Nathalie  sont ravies, les volailles voyage sur leurs genoux.

 

Nous repassons par la maison, où les médicaux récupèrent Karim pour continuer les  vaccinations à Bolé. Magalie en profitera pour visiter l'école locale qui  est en piteux état. Cette école accueille trois classes, six cours pour unr totalité de 200 élèves. Le directeur de l'école émet le souhait de faire parrainer ses élèves.

Dans ce quartier existe un dispensaire qui ne fonctionne pas par manque de médicaments Si ce manque était palier, l'état serait prêt à rémunérer un officier  de santé. Nous sommes donc sollicités par la population à ce sujet. Pendant ce temps, Maurice, Emmanuelle et Carole attaquent la mise sous  enveloppes des quelques 600 cartes de solidarité.

 

Nous prenons notre dernier repas chez Pierre et nous distribuons nos dernières friandises aux enfants du village.

 

Après avoir salué le chef, nous prenons la route en compagnie de Pierre, pour Ouagadougou.

 

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Retour à l'hotel où la douche est la bienvenue.

Nous rencontrons Lazare et réceptionnons notre commande d'objets africain.

 

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Après notre repas, nous profitons de la chambre climatisée por passer une bonne nuit de repos, qui en fait s'est avérée moins agréable que prévu, les bruits du village nous manquaient.

 

SAMEDI 7 AVRIL

 

 Nous partons en ville faire des achats pour l'association: produits de karité, timbres (ce qui a pris le plus  de temps,le postier étant éffaré par la quantité demandée), objets artisanaux.

 

Nous revenons à l'hotel pour ptéparer nos bagages et paerons à l'aéroport pour le pré-enregistrement, ce qui normalement est prévu pour faire gagner du temps,mais vu l'organisation locale, nous fait plutôt perdre.

Nous revenons extenués  à l'hotel, où nous attend ourtant une tâche passionnante: le collage des timbres !!!Tout le monde s'y met, même Johanny est embauché !!!

 

20H 15 départ pour l'aéroport. Retour sans probléme.

 

                    

 

 CONCLUSION

 

 Cette mission, qui était avant tout basée sur la réflexion et l'évaluation pour les missions suivantes , a été riche en émotion et enseignement.

Le nombre restreint de participants a favorisé le dialogue avec les villageois et les différents comités,ce qui a permis de parler directement des problèmes réels de chacun et de se diriger  vers les solutions adéquates. Il est a noter que la présence " anciens" est primordiale comme trait d'union entre la population et les "nouveaux".

Nous avons remarqué une grande collaboration de la part des différents responsables, tant sur le plan médical que socioculturel. 

 

 Sur le plan médical, nous avons constaté que les soins journaliers sont très bien assurés par les officierd de santé. Nous devrons les aider surtout sur un plan matériel (table gynécologique, sets de pensements, brancards...), et aussi ainsister auprès de la population à aller plus naturellement consulter( consultation de PMI, vaccinations...). L'enseignement reste donc un ds rôles primordiaux que doit assuréer l'association.

Il est à noter que la venue réguliére des chirurgiens dentistes est nécessaire, le dentiste le plus proche se trouve à  OUAGADOUGOU.

 

Sur le plan socioculturel, notre aide auprès des écoles est primordial car les enfants sont l'avenir du pays. L'achat des livres adaptés à leur culture, l'éducation à la santé sont des actions à maintenir régulièrement et en priorité.

 

Nous expérons que l'argent récolté lors de la kermesse permettra de remettre en état les locaux défectueux du CAD, et ainsi maintenir une vie associative à KABOUDA.

 

Les nouveaux membres de la mission ont été touchés par la gentillesse des villageois, malgré le dénuement dans lequel ils vivent. Les anciens ont, pour leur part, renforcé les liens d'amitié qui se sont créé au cours des années.

Nous éspérons que cette mission sera utile aux prochains déplacements et à la préparation ds actions futures.

 

Au final, nous avons été très heureux de nous retrouver en petit nombre, ce qui a soudé le groupe et a permis de travailler ensemble sur les différents point de la mIssion.

 

REMERCIEMENTS

 

Nous tenons particulièrement à remercier PIERRE TABSOBA pour son accueil, ce qui nous permis de travailler dans de très bonnes conditions.

 

Nous teneons également à remercier tous ceux et celles qui nous ont aidés:

 

 

* La maire de Harnes

 

* Les donateurs

 

* VEOLIA

 

* L'agence de l'eau Nord Artois Picardie

 

* François, pour son mémoire

 

* Sam, pour son bdget prévisionnel

 

* Tous les villageois  de KABOUDA 

 

* Tous ceux qui nous ont défendus ou aidés et que nous oublions peut-être

 

 ANNEXE DU COMPTE-RENDU DE

 LA MISSION SANITAIRE 2007

 

 

Cette synthése ne prendra en compte que les missions médicales.

 

La première mission date de 1999, l'équipe était composée de 3 médecins (Docteurs Jean GHILAT,Lucien GUIRADO et Eric CHEVALIER), d'une infirmière (Geneviève GOURNAY) et d'un pharmacien (George BRICE).

 

Le but était de proposer :

> Des consultations médicales avec mise à disposition gratuite d'un traitement.

Avant le départ avait été réalisée  une collecte de médicaments grâce à l'aide :

    * de pharmaciens de  Harnes et de quelques communes environnantes,

    * les donations par l'intermédiaire des visiteurs médicaux,

    * les médicaments non utilisés recyclables de particuliers.......

 

Des vaccinations

 

L'action Nord-Sud ( branche humanitaire de l'institut Pasteur  Mérieux) avait offert 200 vaccins pour la rougeole et 200 vaccins pour la méningite A et C.

 

Cette première mission a permis de mieux cibler les actions à mener pour les années suivantes.

Un exemple tout simple,dans les médicaments collectés cette première année, se trouvait un grand nombre de médicaments antidiarrhétiques alors qu finalement au cours des visites médicaleson se rend compte que les personnes sont constipées car elles manquent d'apport en fibre (peu de légumes et de fruits à disposition) et sont déshydratées.

 

Ces consultations ont permis également de mettre en évidence des pathologies peu connues

des médecins Français (lépre, drépanocythose, bilhardiose...) des paraditoses, des malnutritions, des plaies, des ulcères...

 

Au furet à mesure des années et des missions, il y a toujours eu un travail de réflexion pour  évaluer l'intérêt de nos action s pour la po^pulation de Kabouda.

 

Il faut rappeler le rôle pivot du docteur GHILAT qui a participé activement aux missions elles mêmes et à leur préparation. Son aide est particulièrement primordiale car personne ne connaît aussi bien que lui les besoins des Burkinabais, leur culture, leur coutume...

 

* Les consultations

La collecte des médicaments a été ciblée :

  * Médicament de base (antibiothérapie, antalgiques, antispasmodiques, laxatifs!!!)

  * Matériels de soins infirmiers (compresses, antiseptiques...) continuaient à être collectés comme les années précédentes.

  * Des médicaments plus spécifiques étaient commandés à pharmaciens sans frontières. Par exemple le praziquentel qui est un traitement curatif des bilharzioses urinaires  (parsitose qui peut être responsable entre autre de cansers de vessie).

 

D'année en année, les consultations ont été de plus en plus nombreuses avec souvent des personnes venant  en dehors du village de Kabouda  aprés avoir parcouru des dizaines de kilomètres à pied ou à vélo. Pour les assurer, le nombre de participants (médecins, pharmaciens, infirmiers...) aux missions a été augmenté.

 

L'absence du container lors de la mission  2006 a permis de nous interoger sur la nécessité de  maintenir des consultations de masse sur place.

 

Certain problème ont pu  être analysés :

     * L'afflux massif de population à Kabouda avec un risque d'accidents d'où la nécessité de personnels  de               sécurité   pour gérerles files d'attente et des traducteurs pour  comprendre, l'absence de suivi après distribution des traitements (effets indésirablees, allergies...), la plupart des consultations sont parasitées par des personnes qui viennent simplement pour avoir des médicaments gratuitement en simulant telles ou telles pathologiesretardant la prise en charge des malades réels, il faut aussi signaler  que durant une semaine nous  nous substituons aux officiers de santé au risque de les discréditer dans leurs pratiques quotidiennes....

 

   * Un autre probléme à prendre en compte est celui de l'approvisionnent des médicaments dans la mesure où il n'est plus possible d'accéder aux médicaments recyclés (restructuration de << cyclamed>> dans les pharmacies) 

 

Les consultations ont permis de connaître les problémes de santé du village et ainsi de mieux cerner les traitementq à proposer.

Il conviendrait de mettre les moyens nécessaires pour permettre aux officiers de santé de travailler tout au long de l'annéeCes personnes sont tout à fait compétentes et il est important de leur faire  confiance. A titre d'exemple cette  année, François qui est le major du village a fait une ponction lombaire devant une suspicion de méningite chez un enfant. Le liquide céphalorachidien était clair donc à priori pas de soucis. Mais devant l'évolution de symptômes, il a remis en cause son diagnostic et a refait une 2 éme ponction lombaire qui cette fois-ci était positive.

 

   µ Les campagnes de vaccinations

 

Elles ont également évolué au fur et à msure des missions. En effet, le gouvernement du Burkina-Faso a mis en place un programme  de vaccination (BCG, DTCPolio, méningite, rougeole et fièvre jaune) avec un suivi  rigoureux par les officiers de santés. Il importe de ne pas interférer avec le protocole instauré localement pour ne pas perturber l'organisation. Consernant les épidémies de méningite, une prise en charge vaccinale est  également mise en place gérée par le médecin  chef de district avec une prise en charge financière oar  l'OMS. De plus les souches responsables évoluent et il est dificile de prévoir avant de partir le vaccin qui sera efficace. D'autre part, en période d'épidémie, il est fortement déconseillé aux  personnes de se déplacer au risque de propager la maldie. C'est donc à partir de 2003 que les vaccinations n'ont plus été assurées par les équipes médicales.

Par contre notre rôle est d'aider les officiers de santé à inciter la population à adhérer à la vaccination. Lors de la dernière mission, il nous ont demandé de les accompagner dans les points de vaccination (en général, c'est rudimentaire, c'est un banc placé au milieu du village qui fait office de PMI!!!) pour appyer leur action. Nous pouvons aussi prévoir de leur fournir des antipyrétiques (type parcétamol) pour limiter les effets indésirables.

 

   µ La prévention

 

Elle est primordiale et devrait constituer le point central des missions.

Elle comprend plusieurs points.

  µ tout d'abord,l'éducation de la population en particulier des plus jeunes. Certaines  missions ont pu abordé différents thèmes tel que l'hygiène, la prévention des IST ( Infections Sexuellement Transmissibles ) et en particulier le SIDA, la bilharziose en  passant et en distribuant le parziquentel dans les classes ( même dans les borgs de Kabouda ) ... En général, elle a souvent été mise de côte  car les consultations étant tellement prenantes qu'il était difficile d'assumer cette tâche.

 

   µ Elle repose aussi sur la poursuite de la contraception . Elle a été initiée en 2004, et consernait 25 femmes. Elle repose sur les injections trimestrielle . Chaque femme  dispose de 4 ampoules ce qui assure une contraceptio pour une année jusqu'à la prochaine mission. La réunion avec l'association des femmes du village nous a permis d'apprécier les avantages de la contracetion. Ce qu'elles mettrent en avant c'est une diminution des mort-nés, du nombre de prématurés, une fatigue moins grande des femmes  enceintes qui ont enfin possibilité de récupérer entre deux grossesses. Ceci leur a permis d'avoir le temps  une activité paralléle pour gagner un peu d'argent. D'année en année le nombre de femme prises en charge a augmenté. En 2007, elles souhaite que les femmes proches de la ménopause puissent bénéficier su Norplan ( implant sous-cutanéqui assure une contraception pour 5 ans ).

 

   µ Favoriser les consultation prénatales et l'acouchemnt  à la maternité  du village en proposant des cadeaux (layettes, savons...)

 

   µ La prévention des infetions  par les soins dentaires, Kabouda ne dispose pas à proximité de chirurgiens-dentistes, il faut aller à la capitale pour se soigner. Poursuivre, l'action très appréciable  de chirurgiens-dentistes est indispensable.

 

   µ Combattre la malnutrition. L' apport de l'eau à kabouda grâce au barrage et donc la possibilité de cultiver des légumes, des fruits, de mieux nourrir le bétail va contribuer à améliorer très nettement l'état général de la population. Par contre, l'achat de farine Misila débuté en 2003 est à poursuivre. Elle permet aux nourrissons d' avoir un apport nutritionnel plus riche et plus complet. La distribution est gérée par la responsable de la PMI qui effectue chaque mois des courbes de croissances des nourrissons, ceci permet d(objectiver l'intérêt de la farine.

 

   µ Lutte contre le paludisme. La présence d'eau a quand même un effet pervert, celui d'accroître le nombres de moustiques et donc d'avoir un plus grand nombre de cas de paludisme. Il faut poursuivre l'achat de moustiquaires pour les femmes enceintes et les jeunes enfants, apporter aux officiers de santé le matériel pour traiter les cas de palu grave, des nouvelles associations d'antipaludéens sont proposés aux pays d' Afrique noire (pas encore à disposotion pour la mission 2007 ) à revoir pour 2008.

 

  µ Améliorer l'hygiéne générale. Pour éviter les contaminations des points d'eau et des cultures par les déjections, il faut rénover et augmenter les latrines et surtout inciter les gens à les utiliser !!!

 

   µ Etc, etc.........

 

Conclusion

 

A chaque, mission, un travail de reflexion a été entrepris de façon à être le plus utile et le plus efficace pour la population de Kabouda.

 

 

  FIN  

 

 

        

   

  

 



















                  












                

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