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Historiques et compte-rendu des activitées de l'association HARNES-KABOUDA ,titulaire de la médaille du mérite national Burkinabé au grade d'officier. "" pour lire les débuts de l'association cliquer sur le plus gros chiffre en haut au centre de la page ""

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2005

MISSION MEDICALE

KABOUDA 2005

 

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 1. INTRODUCTION

 

  A. HISTORIQUE

 

Kabouda est un village du BURKINA-FASO jumelé avec la ville de HARNES depuis 1993.

 

Ce village de 8000 habitants est composé d'un centre où vivent 1700 personne auquel sont rattachés plusieurs bourg ou  quartiers dispersés sur une zone de brousse d'environ 10 km2 .

Kabouda, accessible par quelques 20 km de piste, est situé à 120 km à l'est de la capitale OUAGADOUGOU,à 20 km de ZORGHO dont il dépend administrativement.

 

Le climat est de type sub-sahélien caractérisé par la rareté et l'inconstance des pluies.Celles- ci peuvent cependant être diluviennes. Ce fut la raison de la rupture de la seule digue en 1987, cette digue permettait pendant la saison sèche, grâce à la retenu d'eau, d'abreuver les animaux d'élevage et d'irriguerer des zones redevenues arides depuis.

 

 

 

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Les Kaboudais vivent (ou plutôt survivent ) essentiellement de l'agriculture et de l'élevage.

Sur le plan sanitaire KABOUDA dispose d'un dispensaire, d'une pharmacie (le plus souvent démunie), d'une maternité, d'un centre de consultation du nourrisson. Autour d'un seul responsable de la santé des villageois, une accoucheuse chargée des accouchements non pathologiques, composent la maigre équipe sanitaire pour les 8000 habitants.

 

C'est à l'initiative du Docteur Jean Ghilat que depuis 7 années des équipes médicales ont entrepris, une fais par an, des missions sanitaires, dans le cadre  de l'Association HARNES-KABOUDA et avec l'aide de la Commune de Harnes. 

 

 

B. PROJET 2005

 

 

1) préparation de la mission

Dès la  rentrée de septembre 2004, les membres de l'association ont mis en place la préparation de la future mission:

 

¤ Des contacts ont été pris avec les officines pour collecter les médicaments non utilisés recyclables (Cyclamed).

 

¤ Les laboratoires on été misàcontribution afin de récupérer des échantillons médicaux gratuits.

 

¤ Certains des membres se chargeaient d'entrer en contact avec l'Institut Sainte Camille de Ouagadougou pour commander la quantité nécessaire de farine misola (farine nutritive permettant  de lutter contre la malnutrition des enfants  en bas âge ).

 

¤ D'autres étudiaient la possibilité d'élargir à moindre coût la contraception injectable.

 

¤ Une commande était établie à Pharmaciens Sans Frontières pour les produits difficilesà collecter (lutte contre le paludisme, la bilharziose,vermifuges, vitamines ......)

 

¤ Nous avons pu également récupérer une grande quantité de sets de pansements et de compresses grâce à une entreprise de Douvrin.

 

¤ De leur côté, les chirurgiens dentistes se mattaient en quête de matériel d'extraction dentaire et essayaient de collecter pâte dentaire et brosse a dents.

 

¤ Afin de financer les frais de la mission, des cartes de participation  étaient distribuées aux membresafin d'assurer leur vente au prix de 8€.

 

¤ Certain ont réalisé des exposés dans les écoles pour collecter du matériel et des livres scolaires.

 

¤ Des ventes d'objets africains ont été réalisées au prévert, à  la fête du printemps  de Givenchy, au marché de Noël te a l'INSEE............

 

¤ Ensuite, le tri des médicaments, des vêtement, jouets et fournitures scolaires et leur mise en cartons ont mobilisé un bon nombre des membres courant du mois de décembre.

 

¤ Enfin, le container était chargé début janvier à HARNES en vue de son acheminement maritime via ANVERS pour TEMA au  GHANA avant de rejoindre par voie terrestre OUAGADOUGOU.

 

         2)préparation de l'équipe :

10 membres la composaient :

 

  - 3 médecins :Nathalie Chevalier, Jacques Bielecki et Lucien Guirado.

  - 2 chirurgiens dentistes: Céline Damiens et Antoine Marcinkowski.

  - 2 pharmaciennes: Nicole Benssoussan et Martine Grinnaert.

  - 3 infirmières: Françoise Schmacher, Béatrice Marceau et Magalie Pruvost.

On y retrouvait 4 <<anciens>> et 6 <<nouveaux>> qui avaient hâte de découvrir KABOUDA.

 

              3) contenu du projet sanitaire:

 

a. le volet curatif

 

Comme à accoutumée les médecins avaient  prévu de réaliserdesconsultations<< tout venant>> et les infirmiers des consultations de dépistage ainsi que des soins externes de pansement. Les chirurgiens dentistes devaient se charger quand à eux des soins  et extractions  de dents. Les pharmaciennes devaientadapter les prescriptions médicales en fonction des stocks disponibles.

 

b. le volet prévention

  ¤  Lutte contre la malnutrition par distribution de farine misola

 

  ¤  poursuite de la contraception injectable initiée par l'équipe 2004. Il était décidé d'augmenter le nombre de femmes concernées (75 femmes pour 1 année devaient donc bénéficier de ce traitement contre 25 lors de la première année).

 

  ¤ Les réunions d'information de la population n'ont pu être menées à bien en raison de problèmes annexes sur lesquels nous reviendrons plus tard. Seul la distribution des préservatifs pour la lutte contre a pu être faite. Tandis qu'à l'école une sensibilisation à l'hygiène bucco-dentaire avec distribution  de dentifrice et de brosse à dent avait lieu.

 

     2 . LA MISSION 2005

 

 

A. 2005 UNE MISSION VICTIME DE BIEN D'ALEAS

 

 ¤ le problème du container :

 

    Bien que parti dans les temps (début janvier) quelques jours avant le départ de l'équipe ce container restait bloqué au GHANA  ce qui ne manquait pas d'inquiéter les membres de l'association.

    Les évènement politiques de côte d'ivoire  et du Toghoavaient amené les transporteurs à privilégierer le Ghana ce qui explique ces difficultés.

Finalement il est parvenu à bon port la veille de l'arrivée de l'équipe (ouf).

 

 ¤ la défection de Jacques Bielecki

 

   Des problèmes familiaux de santé ont obligé Jacques à annuler sa participation à la mission. Celle-ci survenant tardivement; il a été difficile de lui trouvéerun suppléant(mise à jour des formalités de visa et de vaccinations contre la fièvre jaune et la l méningite) . D'autre part, il était important d'être  10 pour pouvoir bénéficierdutarifavantageuxde groupe. Air France nous avait menacé d'appliquer le plein tarif ( c'est-à-dire environ 300€ en plus par billet) si nous n'étions que 9.

  Finalement, Alain Decocker se montra disponible alors qu'il venait de prendre sa retraite en Bretagne. Sans compétence médicale particulière mais avec une expérience de sapeur pompier il pouvait se rendre utile. Il fut chargé en outre par Maurice Godin de résoudre les problèmes non sanitaires.

  Néanmoins, la mission 2005 ne comportait plus que 2 médecins, nombre le plus faible depuis le début des missions médicales.

 

¤ Pour l'anecdote, la météo n'était pas de notre côté au départ (neige et verglas  qui menaçaient de retarder le vol) mais pour finir nous décollâmes à l'heure prévue.

 

¤ L'épidémie de salmonélose :

 

  Dès le lendemain de notre arrivée au village, Alain commença à présenter un syndrome fébrile que l'équipe mis sur le compte d'un coup de chaleur. Par la suite, s'installèrent  des symptômes digestifs (nous passerons les détails) qui évoquèrent une sévère gastro-entérite.

 

 Dans la nuit suivante, Nathalie et François commencèrent à présenter les mêmes symptômes puis ce fut au tour de Magalie et Céline et enfin Antoine.

 

 La fièvre et des malaises lipothymiques paralysèrent la quasi-totalité de l'équipe . Malgré des perfusion (Alain) et des traitements symptomatiques, l'état de santé des membres atteints s'aggravait. Nous avions bien sur évoqué une taxi-infection alimentaire par salmonellose. Pendant que les membre les moins touchés se plaçaient sous traitement adapté tout en s'occupant des autres.Johanny TapsobaprésidentduGRADEK nous  conseilla fort  judicieusement de transférer en milieu  hospitalier (Oougadougou 120 km dont 20 km de piste) les malades les plus sérieux.

 

 

Il fut décidé que Nathalieresteraitaveclesmembres les plus valides, tandis que Lucien  miraculeusement épargné fut chargé d'emmener Alain en ambulance ( son état inspirant des inquiétudes) , Céline, Magalie et Antoine furent transportés à OAGADOUGOU dans un 2éme véhicule. Après une hospitalisation courte pour Antoine (il a pu regagner avec LUCIEN  dès le lendemain Kabouda) un peu plus longue  pour Céline et Magalierestées en observation 24 h de plus, ce fut finalement Alain le premiertouchéqui fut les dernier guéri. Il regagna Kabouda le 4 ème jour il avait perdu 7 kg !!

 

¤ la fin de mission ne fut pas exempte d'événements imprévus. Après un séjour  de détente dans un parc naturel ( à ses frais) l'équipe en regagnant Ouagadougou est arrivée sur les lieux d'un accident de taxi brousse. Des ressortissants français blessés et désemparés souhaitaient rejoindre l'un de leur amie blessée plus gravement transférée à l'hôpital de Pama situé à 60 km de l'accident. Retournant sue nos pas , nous les avons conduits à cet hôpital malgré la crevaison d'un de nos véhicules. Puis nous avons assuré leur rapatriement  sanitaire sur Oagadougou. Ceci nous a amené à reprendre la route pour Ouagadougou tardivement nous obligeant à couvrir les 100 derniers km de nuit ( ce qui n'est pas une mince affaire étant donné les conditions de circulation).

 

¤Enfin pour clore le chapitre des imprévus , notre vol de retour de nuit fut marqué par la prise en charge d'un patient comateux que Magalie, Nathalie et Lucienessayèrent d'assister. Compte tenu de la dégradation de son état, il fut décidé de détournerlevolsur  Marseille afin d'assurer une prise en charge adaptée et rapide de ce patient par le SMUR.

 

B. LA MISE EN PLACE DE L'ACTION

 

  Accueillis à l'aéroport de OUAGA par EugéneZAGREet d'autre membres du GRADEK peu avant minuit, nous étions immédiatement pris en charge et conduit à notre hôtel pour y déposer nos bagages. Il était tard mais Eugéne nous invita quand même chez lui prendre le verre de l'amitié avant de nous reconduire.

 

Le lendemain, levés assez tôt, nous nous sommes répartis les tâches à accomplir avant de prendre la route de KABOUDA. Tandis qu'Alainfaisait régulariser son visa à l'aéroport, certains se mettaient en quête des cartes postales destinées à répondre aux donateurs (pus de 600...!).

 

Ensuite, une partie de l' équipe se rendait à l'institut Ste Camille(centre de productio) prendre livraison et régler une commande de 400 kg de farine Misola.

 

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L' autre partie passait récupérer 2 cantines contenant du matériel dentaire ou médicale (blouses de travail, tensiomètres....) entreposées au domicile burkinabé de Jean Ghilat.

 

Vers 11 h l'équipe, ses bagages et tout le matériel étaient embarqués à bord de plusieurs véhicules mis à disposition par les membres du GRADEK.

 

Nous sommes enfin arrivés a Kabouda  vers 13 h00.

 

Johany  TAPSOBA, président du GRADEK, nous attendait au domicile Kaboudai de son frère Pierre TAPSOBA, autre membre du GRADEK, ex Ministre de la santé , Député au Parlement  DU  BOURKINA, était en mission en entre Afrique et avait mis sa

très agréable résidence Kaboudaiseà la disposition de  notre équipe. En raison du confort qu'elle proposait (2 << vrais>> WC,2 salles de douche, groupe électrogène, ventilateurs, etc.). Il fut proposé aux 7 femmes de notre équipe d'y résider, les 3 hommes occuperaient le CAD (le Centre d'Activité Diverse construit par les premiers membres de l' Association HARNES-KABOUDA) au confort plus <<spartiate>>.

 

Après un exellent repas composé par Chantal et son  équipe de cuisinières, les membres  se mirent en route pour définir et préparer les cabinets de travail pour le lendemain matin, ouvrir les cartons de médicaments afin d'installer la pharmacie.

 

3 bâtiments distincts permettaient comme d'habitude le travail de l'équipe soignante.

 

 

La pharmacie était installée, comme l'an passé, au PMI, Martine,forte de sa  3ème expérience à kabouda se chargeait de briffer Nicole dans ses nouvelles fonctions.

 

Au dispensaire, un local fur attribué à Nathalie (l'un des deux médecins) à côté de celui de François, l'ifficier de santé du village. Nos 2 chirurgiens dentistes (Céline et Antoine) se partageaient une pièce dans le même bâtiment alors que Françoise, une de nos deux infirmières, en habituée (sa 4 ème mission), s'accomodait d'un réduit pout ses soins et consultations.

 

A<<la maternité>> nos deux infirmières néophytes Béatrice et Magalie avaient de leur côté chacune une pièce pour assurer des consultations de dépistage. Elles pouvaient ainsi compter sur l'<<ancien>> installé à proximité. Lucien  (lui aussi à sa 4 ème mission depuis 1999) pouvait ainsi << sécurisé>> certains axamens plus problématiques.

 

Johany avait précu cette année, pour limiter la cohue prévisible du début d'activité, de convoquer par <<quartier>> KABOUDA et encirons. Ainsi le premier jour, seul les habitants de KABOUDA <<centre>> était attendu et filtrés par un service d'ordre de la localité. Les jours suivants, les 4 bourgs environnants (dépendants au plan sanitaire de Kaouda centre comme Tibin, Wawousé,etc.) étaient à leur tour invités à se présenter exclusivement et là un service d'ordre propre à ces quartiers,étaient chargés de veiller à la bonne marche de ce tri.

 

Comme d'habitude les consultations du matin étaient exclusivement réservées aus femmes et aux enfants afin de les préserver de la chaleur grandissante au fil des heurs. L'après-midi les consultations étaient mixtes.

 

Après une bonne nuit pour certains(Lucien dans un hamac en plein air au CAD malgré un concert de pintades, d'ânes hennissants et chiens aboyants dormit un peu mieux que le reste de l'équipe en raison de la chaleur à l'intérieur des cases ou des chambres) ce fut parti pour 7 jours de travailsans répit....!

 

 

C. LES RESULTATS DE L'ACTION SANITAIRE

 

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¤Les consultations

Assurées conjointement par nos 3 infirmières et nos deux médecins  en <<non stop>> avec l'aide  moins constante de l'officier de santé du village, elles ont permis de débrouiller cliniquement environ 2200 personnes.Ces examens ont permis bien sur de dépister et traiter des pathologies aiguesinfectieuses.Mais dans un grand nombre de cas les demandes de consultations étaient motivées par le simple désir de <<voir un médecin>> et d'obtenir un anti-pyrétique ou un antalgique en révision.... Nous avons mis à profit ces moments pour s'assibiler"' les personnes vues aux problémes de malnutrition, anémies, hypovitaminoses, hygiène de base des plaies ou brûlures, conseils << diététiques>> ( hydratation insuffisante,responsable de problème digestifs,urinaires,etc....) de contraception, de prévention, de MST, conseils vaccinaux pour les nourrissons,....etc.

 

Et puis de manière quasi systématique, tant que nous avons pu puiser dansnos stocks, du fer et des complexes poly-vitaminés ont été distribuer comme des complément alimentaires et bien sur de la farine Misola aux nourrissons chétifs.

 

Bien entendu nos 3 infirlières accordaient aussi une grande place aux soins externes de pansements. Leur action, renouvelée jour après jour sur les mêmes personnes ont permis, sinon de cicatriser des lésions ulcérées chroniques, du moins de faire un bond en avant vers la guérison. D'autant qu'en fin de mission, elle laissaient un stock de compresses stériles, d'antiseptiques, etc..., afin que ceux-ci puissent suivre les soins.

 

¤ Les soins dentaires

Nos 2 <<petits jeunes>> (24 et 26 ans) étaient un peu inquiets d'avoir à succéder à Jasmonde ARNAUD habituée elle à cette situations extrêmes dans l'aide humanitaire. Mais dès les premières heures , ils trouvèrent leurs marques et réalisèrent  quelques 350 extractions sans compter les soins, évacuations d'abcès, etc..

 

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Ils ont aussi joué un grand rôle préventif en faveur de l'hygiène bucco dentaire en sensibilisant les écoliers et en distribuant pâtes dentaires et brosses à dent. Malgré les événements infectieux dont ils furent tous deux victimes, nul doute qu'ils seront prêts à repartir dans les années futures.

 

¤ La pharmacie

 Bien que chacun des consultants a essayé de distribuer, à partir de de réserve de base préalablement constituées (paracétamol, antibiotique, etc..) une partie de leurs propres prescriptions nos 2 pharmaciennes ont eu fort à faire. En effet les 5 postes de consultations généraient en même temps des ordonnances sans compter celles de François l'infirmier villageois et parfois celles de nos deux chirurgiens dentistes. Tout ce petit monde se retrouvait sur une seule longue file d'attente. En outre nos pharmaciennes devaient adapter les prescriptions assez floues des thérapeutes avec les disponibilités des stocks, peser les enfants pour posologies, les expliquer en les faisants traduire, ce qui  a nécessité beaucoup de temps. 

 

LES ACTIONS ANNEXES

 

¤ Le rôle d'Alain

Bien évidement Alain n'a pas pu accomplir la totalité des tâches qui lui étaient déléguées en raison des problèmes de santé dont il se serait bein passé. Souffrant dès le lundi, hospitalisé mardi, il ne regagna en eptite forme KABOUDA que le vendredi.

 

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Il a tout de même réussi à s'acqutter d'un certain nombre des besognes (distribution à l'école des cartes de remerciement aux donnateurs, atude du devis pour la réparation d'un certain nombre de tables scolaires, rôle d'estafette pour l'achat à ZORGO de ampoules pour la contraception injectable, etc..) et a contribué à éclaircir sur la fin du séjour certaines situations tout en assurant la tenu du ivre de compte de la mission.

 

¤ Les réunions avec les groupes de villageois

 Elle eurent lieu le vendredi et samedi soir et permirent  des rencontres fructueuses :

 

- Avec le comité villageois de jumelage 

 

Ce qui permis de discuter de la répartition des quelques 200 vélo que notre association a collecté voilà

1 an et demi. Ces vélos devraient faire l'objet dans les mois qui viennent de l'envoi d'un container financé par la commune .

 

Les perspectives assez réjouissantes de la réfection du barrage, de la mise en service d'un château d'eau de grande capacité alimenté par une pompe sur groupe éléctrogène, de l'alimentation en eau courante de plusieurs poinhts stratégiques (la place du marché, le CAD, le dispensaire, la maternité,etc..)ont été convoqués soulevant  l'enthousiasme de l'assistance. Théoriquement notre sponsor (Waterforce, fondation humanitaire de la Compagnie Générale des eaux des reprédentants de la commune, des spécialistes des travaux publics dont  Mr Broutin et des membres de l'Assotiation Harnes-Kabouda seront sur place fin avril afin de finaliser ce grand projet. S'il aboutit la vie des villageois risque d'être grandement amélioré...

 

 

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- Avec  l'Association des parents d'éléves et les enseignants

 

Il fut question du fianancement d'une parite des frais de la cantine scolaire, des parrainages des enfants scolarisés, du matériel scolaire destiné à l'école, etc....

 

- Avec l'assocaition des femmes du village et le personel sanitaire

 

Nous avons pu discuter des modalités de la contraception injectable, de l'importance d'un suivi sur un an pour chaque femme volontaire (les 300 ampoules que nous avons achetées à raison d'une injection par trimestre permettant de couvrir les besoins de 75 femmes) . Il fut également conclu que les volontaires devaient rester dépositaires de leur traitement afin de les responsabiliser et d'éviter ainsi toute  dérive.

-Enfin avec le chef coutumier du village, le << Naba Tigre>>, et les responsables coutumiers.

 

Nous tenons à signaler la grande qualité d'écoute de la nouvelle chefferie qui est venue spontanément à notre rencontre à de nombreuses reprises pour nous accueillir, pour s'enquérir de notre état de santé dans les moments les plus difficiles, pour ensuite prendre des nouvelles des hospitalisés, pour nous féliciter  chaleureusement enfin pour l'action réalisée. Cela nous fit chaud au coeur.

 

 

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3. BILAN DE LA MISSION 2005

 

A .LES CONSULTATIONS

 

           1) Les maladies les plus couramment rencontrées

                ¤ infrctieuses:

                                  . surtout ORL et surtout broncho-pulmanaires :otites, rhinopharygites et bronchites chez l'enfant ; chez l'adulte bronchites parfois compliquant un astme, sinusites ,quelques pneumonies. 

            

                                 . gynécologiques : fréquentes vaginites, métrites, etc....

                               

                                 . ophallmologiques : grande fréquence des conjonctivites.

 

                                 . dermatologiques : souvent lésions anciennes négligées, ulcérées ,surinfectées, d'origine difficile à cerner (cf.parasitologie).

 

               ¤Parasitologiques :

 

- bilharziose urinaire : endémique.

 

- digestives également très fréquentes. Après interrogatoire des mamans, on se rend   

  compte qu'un grand nombre d'enfants cachectiques de vers intestinaux et on               espère qu'un traitement par vermifuges et complément alimentaire(farine pour         les plus jeunes) permettra d'améliorer leur état.  

 

 - cutanées avec pour nous médecins français une méconnaissance regrettable de ces dermatoses autochtones rendant aléatoires nos interventions.Signalonsdes lèpres, des gales, onchoceroses, loases, filarioses divers...etc.

 

             ¤ algiques diverses :

- très  souvent rhumatlogique, liées à la péniblité des tâches ménagères (transport dl'eau++ ) travail agricole sans aucune mécanisation, manutention...etc.

 

- digestives++ grand motif de consultation, le plus souvent fonctionnelles (par caence de fibre, manque d'hydratation entraînant des ballonnement douloureux avec constipation). Cette année, a été marquée par une grande fréquence de diarrhées, probablement infectieuses.

 

         ¤ chirurgicales :

- <<classiques>> avec grande fréquence de hernies varicocéles, et souvent orthopédiques séquellaires de traumatismes anciens non pris en charge à l'origine.

 

- néoplastiques malheureusement souvent à un stade dépassé, traitement purement symptomatique et orientatio,hospitalière (ZORGO puis OUAGA).

 

        ¤ cardio-vasculaires et métaboliques:

- nombreuses HTA  constatées, ainsi que des troubles du rythme, insuffissances cardiaques, coronarites et séquelles d'inarctus.

 

- et sur le plan métabolique des diabètes... Mais comment assurer la pérennité de la prise en charge médicamenteuse?

 

      ¤ propre à KABOUDA

 

Signalons pour mémoire une inhabituelle fréquence pour nous de certaines pathologies <<autochtones>>.

 

- cécités (trachomes, cataractes )

 

- épilesies et encéphalopathies sans doute séquellaires d'hyperthermies sévéres négligées et des primo-infections type rougeole.

 

- drépanocytoses (maladie de l'hémoglobine génétique, fréquente géographiquement)  et ses conséquences (anémie, trouble de la croissance, lésions ulcérées ....).

 

 

- anémies par carence en fer et bien sur malnutrition par poly-carence en vitamines,minéraux et calories.

 

- paludisme.

  2)les (trop nombreuses) consultations non motivées (médicament <<préventifs>>)

La gratuité des actes et de la délivrance des produits médicamenteux améne, c'est incontournable,un trop grand nombres de consultants à <<parasiter >>  inutilement les files d'attente surtout les après-midi où hommes, femmes et enfants se bousculent dans l'espoir d'être vus avant la nuit tombée. Cette quête est bien souvent motivée par le désir d'obtenir une simple boite d'anti-pyrétique ou d'antalgique en prévision des besoins futures. Parfois soucieux de se voir  délivrer untraitement spécifique pour une pathologie précise autochtone (bilhardioze, accés palustre, gastro-entérite), bien qu'indemnes le jour de l'examen de ces troubles, certains villageois ont similé les symtômes, faisnat perdre un temps précieux aux examinateurs.

 

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 3) Comment améliorer la qualité de travail des consultants et << filtrer>> plus intelligemment les demande?

 

Chaque année l'équipe en place essaie de trouver des préponses à ces questions. Vainement. La sélection d'un <<quartier>> par jour avec son propre service d'ordre et consultations réservées le matin aux femmes et enfants n'a pas évité la cohue. La demande  était bien supérieure au débit que pouvaient assurer les thérapeutes (même avec 5 postes de travail)..... Le temps est incompressible électrique en fin d'après-midi :cris et bousculades pour forcer coûte que coûte les barrages que tentaient de maintenir un service d'ordre qui finissait souvent  par baisser les bras , fatigue aidant. Alors que le jour déclinait annonçant l'interruption imminente des consultations, des dizaines de demandeurs qu'il était impossible de satisfaire s'entassaient collés à nos portes ..... Pour chacun de nous c'était un moment bien pénible car nous accusions une juste fatigue.

          

    ¤ Une solution proposée par Johany parait assez judicieuse: elle consistait en l'établissement d'une zone de << no man's land>> autour des bâtiments. Des fondations (permanentes) permettant à une clôture (amovible) de tenir à distance de chaque bâtiment le fux des consultants. L'ouverture serait contrôlée à ce niveau de la même manière  qu'elle l'à été jusque là à la porte des cabinets. Cela permettrait d'une part de retenir la foule dans une zone ombragée ( moins de risque de coup de caleur, de déshydratation) et d'autre part, en fonction du nombre de personne en attente d'examen de laisser entrer progressivement des petits groupes. Seraient ainsi évitées bousculades et chahut autour des locaux des examinateurs mais ce projet impliquera un effort financier de la part des villageois. 

 

   ¤ Une deuxième voie serait de l'avis de tous à explorer. Elle pourrait désengorger les demande d'avis médical  et soulager l'attente à la pharmacie. Pour les villageois seulement désireux d'obtenir préventivement  des  anti-pyrétiques et des antalgiques,

  anti-parasitaires digestifs, anti-paludéens, antiseptiques, de la farine Misola, atc, un poste de <<distribution>> pourrait être tenu par une infirmièrev(par exemple) à côté de la pharmacie. Bien évidemment  lors de la distribution les modalités d'utilisation et posologies seraient rappelées. Afin d'éviter toutefois des abus (demandes réitérées par les mêmes personnes) il faidrait trouver un moyen d'identifier les demandeurs (cachet indélébile??)

 

B.  LA PHARMACIE

 

   1) les problémes rencontrés au cours de la mission par nos pharmaciennes

 

¤ Il a été constaté que certaines classes thérapeutiques faisaient défaut sur la durée de la mission comme les poly-vitamines et le fer contre les multiples carenceet anémies ferriprives.

 

¤Par ailleurs les cartons, pourtant triés par nos soins et classés par spécialité, contenaient une grande diversité de principes actifs et de classes (par exemple un carton <<appareil digestif>> contenait pêle-mêle des molécules aussi différentes qu'anti-diarhéiques, anti-ulcéreux gastriques, antispamodiques, laxatifs... sans compter que dans chaque classe des mêmes molécules sont présentes sous des multiples  dénominations (génériques, noms commerciaux divers si co-marketing) déjà fastidieux pour nos pharmaciens, l'utilisation << dans le feu de l'action>> par les aides bénévoles s'avères quasi imossible.

 

¤ Certains produits antbiotiques pae exemple, étaient inadaptés aux demandes de base. Moécule trop performantes ou trpo spécialisées pour être également utilisées par l'officier de santé du village parès notre dépard (absence de Vidal, de connaissance de ces produits.

 

2) perspectives pour le future:

  La disparition des dons directs d'échantillons par les visiteurs médicaux, la probable impossibilité d'accèder aux médicaments recyclés dans le futur (restructuration de <<Cyclamed>> dans les pharmacies) va sans doute amener les équipes futures à trouver de nouvelles solutions. Il est probables qu'à l'avenir, nous privilégieront l'achat à PSF  (pharmacien Sans Frontière) de la quasi-totalité des besoins. Inconvénient : le coùt. Avantages: quelques dizaines de molécules bien ciblées et bien conditionnées, connues de tous (officier de santé) ce qui facilitera prescription et distribution.

 

C. LA CHIRURGIE DENTAIRE. 

 

 Si les soins  d'extraction se sont bien déroulés, nos chirurgiens dentistes  ont regretté l'absence de fraiseuse bien utile d'une part pour soigner les caries, d'autre part pour permettre l'extration de racine cassées ou incluses. Renseignement pris, il existe une mallette contenant un moteur, une turbine, une fraiseuse d'encombrement limité. Alimenté par un groupe électrogène, ce matériel permettrait les fonctions de bas d'un cabinet dentaire mobile. Reste  savoir, si ce matériel est dans nos moyen financiers (sponsor?).

 

D. ACTIONS PREVENTIVES.

 

Il parait évident de privilégier au maximum des mesures de prévention qui à long terme porteront leurs fruits :

 

  ¤ Poursuite  de la lutte contre la malnutrition (farine Misola, nutriment, vitamines,fer)

 

  ¤ Prophylaxies divers (contre le paludisme, la bilharziose...)

 

  ¤ Lutte contre les MST avec mise à disposition de préservarifs.

 

  ¤ Contraseption pour éviter les grossesses multiples et trop rapprochées ne permettant pas à la maman de récupérer un état de santé satisfaisant pour mener à terme une grossesse correcte.

 

  ¤ Intérêt des exposées d'hygiène publique.

 

  ¤ Les vaccinations de base sont prises en carge par le gouvernement (tétanos, polio, rougeoles...), la vaccination contre la souche de méningocoques W135 semble difficile d'accès pour la population (coût élévé). Se pose la question pour le futur de nos capacités à obtenir ce vaccin (distribué uniquement par l'Institut Pasteur) car la probabilité d'une  épidémie liée à cette souche est possible....

 

 

4. LA FIN DE LA MISSION

 

Elle a été ponctuée par la réception villageoise réunissant certains haut représentants départementaux (Haut commissaire, Préfet, chef de police, inspzcteur d'académie , médecin chef de districte, etc....).

 

Elle a permis les distributions symboliques: fournitures scolaires, matériel médical pour l'hôpital de ZORGHO, stock de médicament pour Kabouda...)

 

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  Aprés les discours officiels de remerciement, il a été rapelé l'imminence du projet de l'eau ce qui a entraîné une manifestation de joie générale. Une fête organisée par le GRADEK avec des chants des enfants du village, des danseurs de WARBA, et une volonté  des femmes de remercier l'association par des danses et des chants d'organisation spontanée? Ce fut un moment de bonheur partagé par tous.

 

5. CONCLUSION

 

  ¤ Le rôle du GRADEK

Cette année, marquée par les gros problèmes que l'équipe à pu rencontrer, l'appui des membresdu GHRADEK dans la gestion de ces évènements a été très précieux. Nous saurions trop remercier Johany, Pierre et Eugène ainsi que leur staff pour le soutien logistique et humain qu'ils nous ont apporté. Uune fois de plus force et de constater que l'association Harnes-Kabouda  et le GRADEK sont complémentaire dans l'aide apportée aux villageois de Kabouda. Merci aussi aux personnels mis à disposition par eux pour assurer l'intendance et nous aider durant notre séjour (Bintou, Chantal, le personnel de cuisine, les chauffeurs mis à notre disposition par le GRADEK, etc....).

 

¤ Le rôle des villageois 

 

Au fil des ans, nous pouvons constater la prise de conscience de l'ensemble de la population pour les divers actions menées. Leur participation est de plus en plus perceptible favorisée également par la confiance que nous accorde la nouvelle chefferie, le Naba Tigré en tête. Soulignons l'indéfectible soutien de certains d'entre eux tous bénévoles (traducteurs, services d'ordre, et bien sûr, Mathieu gardien du CAD, Christophe l'ambulancier, Pascaline l'accoucheuse, François l'infirmier...).

 

 

   Pour conclure audelà de l'action médicale, il ne faut pas oublier que le problème de l'eau reste la principale préoccupation de l'association. Cette année, ce projet est sur le point d'aboutir. Souhaitons qu'il arrive à terme, car nous sommes persuadés qu'il est la clef du développement du village . Car si santé et éducation  restent les fers de lance de tout progrès , l'accès à l'eau pour Kabouda  est vital.

 

 

img427.jpg

 

  Zone de rupture de l'ancienne retenue d'eau

 

 

6. REMERCIEMENTS 

  

  Que ce soit par des subventions, des participations à la campagne  << un vaccin= une vie >> des dons en espèces ou matériels (médicaments, matériel médical ou scolaire, vêtements,..... etc.). Nous tenons à remercier tous ceux et celles qui nous ont aidés .

 

Merci donc à :

 

                          ¤ A la Mairie de HARNES

                         

                          ¤ Au <<Collectif  Solidarité >> de notre commune 

                         

                          ¤ Au Professeur  LIBERSA et à la Faculté d'odontologie de LILLE

                         

                          ¤ Au pharmaciens de HARNES et des environs

                         

                          ¤ A la société STERIMA production de DOUVRIN

                         

                          ¤ Au  collègues nonmembres de l'Association mais sypathisants

 

                          ¤ Aux laboratoires pharmaceutiques pour les dons de médicaments

 

                          ¤ Aux laboratoires spécialisés pour les dons ciblés soins  dentaires

 

                          ¤ A l'association GALA GCM

 

                          ¤ A la SSM du Pas de Calais

 

                          ¤ Au 621 donateurs des cartes <<solidarité avec Kabouda>>

 

                          ¤ Aux <<parrains>> des enfants scolarisés

 

                          ¤ Aux donateurs anonymes lors des collectes de piéces

 

                          ¤ A tous ceux qui nous ont défendu ou aidé

                                       et que nous oublions peut-être

 

  

                    fin 

 

 

 

 
              le 1er mai vente de muguet devant la mairie

















marché de noël à Harnes

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