Historiques et compte-rendu des activitées de l'association HARNES-KABOUDA ,titulaire de la médaille du mérite national Burkinabé au grade d'officier. "" pour lire les débuts de l'association cliquer sur le plus gros chiffre en haut au centre de la page ""
INTRODUCTION
KABOUDA est un village du BURKINA FASO, jumelé à la ville de HARNES DEPUIS 1993.
Il est géographiquement situé au centre du pays, dans la province du GANZOURGOU à environ 120 km de la capitale OUAGADOUGOU, à 20 km de piste de ZORGHO le chef-lieu de district médical et à 7 km de MEGHET la préfecture.
Ce village, très étendu, est formé de plusieurs quartiers et hameaux qui représentent environ 3 000 habitants.
Son climat, subsaharien, par la rareté des précipitations explique les difficultés de vie des habitants du village, qui peuvent compter que sur troisàquatre mois de pluie par an pour cultiver le mil, le sorgho, le maïs, seules ressources alimentaires locales.
En l'absence de réserve d'eau qui permettrait l'irrigation de cultures maraîchères en dehors de la saison des pluies,KABOUDA vit ou survit au gré des caprices météorologiques.
REMERCIEMENTS
Cette nouvelle campagne a pu être menée à son terme grâce à la générosité de :
Monsieur le Maire et de la commune de HARNES,pour l'aide apportée, comme chaque année à l'association, pour l'envoi du container qui précède chaque mission, aux habitants de la commune, généreux donateurs pour leur participation.
Des habitants de la ville de MERICOURT, NOYELLES SOUS LENS , BILLY MONTIGNY, SALLAUMINES, qui cette année encore ont battu le record de participation, grâce à la constance du docteur BIELECKI et de Françoise SCHUMACHER infirmière.
De la Société de Secours Minière du pas de Calais
De la Société << Hénin-Médical>> de HENIN- BEAUMONT
Nos remerciements vont aussi :
à NAABA TIGRE, chef du village de KABOUDA;
à nos hôtes, Pierre et Johanny TAPSOBA.
au GRADEK
( Groupement de Recherche et d'Action pour le Développement Économique de KABOUDA );
à Monsieur le Médecin chef du district de ZORGHO;
à Monsieur le directeur de l'École de KABOUDA;
aux traducteurs, disponibles et exemplaires de patience;
aux acteurs locaux de santé, infirmier, sage-femme, pharmacienne, qui par leur coopération, ont fait que notre équipe ne comptait plus dix, mais treize membres.
Merci aussi à tous ceux qui, de prés ou de loin, ont participé à la mise en place et à l'exécution de cette mission, avec une pensée particulière à ceux qui ont, sur place au village, tous mis en oeuvre pour rendre notre séjour agréable et le travail efficace.
L'équipe
Du fait d'un certain nombre de désistement de dernière minute, l'équipe définitive s'est constituée tardivement. Nous regrettons sincèrement de n'avoir pas eu le temps matériel pour présenter, au cours d'une assemblée générale, ou même d'un conseil d'administration, cette équipe au grand complet avant son départ, et cela malgré la présence au sein de la délégation de deux membres du bureau de l'association.
Pour optimiser la générosité de nos donateurs, les participants, d'un commun accord, ont décidé de prendre à leur charge l'intégralité du coup du voyage par la compagnie Air France.
Partant :
Mesdames : Jasmond ARNAUD, chirurgien-dentiste, Martine GRINNAERT, pharmacienne, Mariel ROVIS, infirmiére- anesthésiste, Françoise SCHUMECHER, infirmiére, Laurence TORCHY, pharmacienne.
Messieurs :Jacques BIELECKI, médecin généraliste, Eric URMANIAK, médecin généraliste, Jean GHILAT, médecin généraliste,Sylvain GUERIOT, chiruregien orthopédique, EdouardDUBOIS, infirmier.
La mission
Elle a été a été précédée par des contacts réguliers avec le Médecin Chef du district médical de ZORGHO afin d'en définir les grandes lignes :
L' attente des autorités médicales du pays, d'une action ponctuelle comme la nôtre.
C'est ainsi qu'en commun accord furent définies:
- La prévention de la mortalité materno-infantile par la vaccination.
- La prévention des maladies infantiles et de la malnutrition.
- La prévention des maladies tropicales liées à l'eau, bilharziose, filariose, paludisme....
La bonne surprise, qui est à mettre au compte de l'état Burkinabé, est venue de l'annonce de la gratuité des V, dont le coût (local), bien que modique pour nous, représentai le frein principal à la vulgarisation de la vaccination dans le pays. De son côté, l' O.M.S. ( Organisation Mondial de la Santé) propose, depuisun an la prise ne charge des vaccins appropriés en cas d'épidémies. Cette politique place l'infirmier du village en première ligne pour les vaccinations à proprement parlé, mais aussi et surtout la mise à jour des registres médicaux des habitants dont il a la charge.
Notre rôle s'est donc limité à l'information et à l'incitation de la population venue nous consulter, à la vaccination.
Parti le 6 mars de HARNES, et après un excellent accueil et une nuit réparatrice chez jean nous voici le 7 au village, devant les quelque 500 cartons de médicament arrivés par container, vêtements, livres scolaires et autres dons, préparés avec soin et parfaitement listés pour l'envoi, ce qui en a simplifié le tri. Le travail avait déjà, pour partie, été effectué par les membres du GRADEK.
Il ne nous resteait qu'à achalanderlapharmacie, préparer les cabinets de consultations, le cabinet dentaire, le cabinet de soins.
Il faut assurer dans les meilleures conditions la journée de demain.
Durant notre séjour à KABOUDA l'éducation sanitaire a été poursuivie et accentuée. Chaque matin un ou deux membres de l'équipe se rendaient à l'école pour parler de :
- l'hygiène dentaire par la distribution de pâte dentifrice et de brosses à dents, leurs utilité et leur utilisation;
- dangers des maladies parasitaires qu'engendre la saison des pluies, et comment les éviter;
- dangers d'absorption de médicaments non prescrits par le personnel de santé, donc inadaptés , et les dangers encouru.
Tandis qu'au dispensaire, avant les consultations, des informations sur :
- la prévention des maladies contagieuses;
- la malnutrition et les bienfaits de la farine misola(aliment complet fabriqué à partir de céréales locales,pouvant être ajouté en complément alimentaire au biberon dès quatre mois, jusqu'au sevrage du nourrisson);
- la mortalité foeto-maternelle
était prodiguées au adultes.
En marge de nos préoccupations sanitaires, nous avons rencontré les forces
vive que compte le village , à savoir:
Le chef du village, NaabaTigré, qui conscient des efforts déployés pour son village, est animé d'une farouche volonté de renforcer les liens d'amitié qui unissent déjà HARNES et KABOUDA et de s'entourerderesponsables villageois afin de redynamiser son village .
Nous l'avons assuré de notre soutien et de notre aide pour les initiatives qu'il prendra en faveur du village, dans la mesure des moyens de l' association.
Les parents d'élèves avec lesquels plusieurs problèmes en suspens furent réglés.
Les jeunes qui souhaitent prendre une place dans les activités et les décisions du village.
Les femmes avec lesquelles nous avons eu des échanges des plus enrichissants.
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La suite de ce compte rendu (plutôt général jusqu'alors), donnera au lecteur , des impressions plus... personnelles... Bonne lecture!
Marielle ROVIS
kabouda Mars 2002: une première expérience en Afriquequim'alaisséunsouvenirinoubliable, de très belle amitiés et une certitude: la volonté d'y retourner, de revivre ces moments où je me demande toujours " à quoi servons nous, sommes nous donc si fous de venir ici, en pleine brousse sous 40 ° au soleil avec une foule innombrable de gens dont le regard ne laisse jamais indifférente"".Ce regard qui souvent me donne un sentiment de culpabilité d'être très bien en France, dans ce pays d'abondance ou je ne sais pas toujours reconnaître le bonheur qui m'enveloppes.
Il y a donc eu une autre mission a KABOUDA, en Mars 2004 cette fois. L a même équipe gonflée par quelques initiés aussi volontaires que moi d'apporter un petit plus dans un monde de misère.
Avant le départ, une angoisse mêlée à une certaine excitation devant la perspective de vivre encore et à nouveau de grands moments.
L'arrivée en brousse entraîne un tel dépaysement qu'il faudrait un temps d'adaptation mais devant l'ampleur de la tâche,il n(y a pas un instant pour s'apitoyer sur son sort. Nous avons une mission, dépêchons nous pour que tout soit en place le plus vite possible ...
Nous voici donc en route pour de nouvelles aventures!
Au cours de ce séjour, nous avons eu la possibilité Sylvain Gueriot et moi même de nous rendre à l'hôpital de Zorgho. Première surprise: la structure. Vision d'une européenne travaillant dans un bâtiment neuf ultra moderne.
Là, je fait face à une construction dans laquelle sont regroupés, le bloc opératoire, les bureaux ainsi que les chambres ( salles commune de 8 lits au confort précaire), où sont alités les patients entourés des familles qui leurs apportent un peu de réconfort et de nourriture pendant la durée de l'hospitalisation.
Et oui ,en Afrique, il n'y a pas d'aides soignantes pour distribuerleplateaurepas, c'est à la famille de s'en charger comme il revient au patient le payement de l'intervention du matériel utilisé pour cette dernière.
Cette visite hospitalière guidée par l'infirmieranesthésiste (IADE) se poursuit vers le bloc opératoire fermé ce jour faute de praticien. En effet le chirurgien passe une foisparsemaine pour gérer les différentes interventions. Si une urgence se présente : c'est au médecin chef du district et possédant une formation basique en chirurgie d'intervenir.En tant qu'infirmiere anesthésiste, je me rapproche de mon colégueafricain pour lui demander des explications sur son mode de fonctionnement. Fonctionnement qui est somme toute trés simple , puisqu'il gére le pré per et post opératroire d'une main de maître. L'anesthésiste n'est présent que dans les grands centres et sa fonction est essentiellement administrative.
L' IADE qui a la même équivalence que moi en diplômes me semble soudain trés humble devant cette tâche immense qu'il accomplit au quotidien en toute simplicité, le plus naturellement possible.
Je me trouve à nouveau face à une grande leçon d'humilité; des leçons comme celle-ci nous en recevons très souvent tout au long de cette mission.
Ce professionnel de santé semble accepter son emploi qu'il a certes choisi sans se douter qu'il a devant lui une IADE qui vit quotidiennement sa profession avec un confort incomparable.
Leurs pratiques professionnelles sont différentes des nôtre dans le sens où elles sont axées essentiellement sur les anesthésies loco-régionales (rachi anesthésie, bloc plexique,crualetc....). Ne possèdent pas de respirateurs ils limitent aux maximum les anesthésies générales. Une nouvelle fois, je me dit que j'ai beaucoup de chance d'exercer ma profession en France dans de si bonne conditions.
Re tour au village, des enfants, des femmes, des hommes, patients très dignes qui attendent sous un soleil de plomb que leur tour arrive. Notre petite personne est mise à rude épreuve. Il fait très chaux il y a beaucoup de monde à soigner et la file d'attente ne semble jamais diminuer, il y a de la poussière partout et parfois des mouvements de personnes plus pressés que les autres de rencontrer le "blanc qui soigne" et qui, par cet empressement augmente notre stress car nous prenons conscience une nouvelle fois que nous ne pourrons pas soigner tout le monde.
Pourquoi les uns et pas les autres? il faut chasser au plus vite cette idée de nos tête sinonla situation devient ingérable dans nos esprits.
Au fil de la semaine, la fatigue s'installe et aussi le doute qui ramène à mon esprit une seule question: " suis-je vraiment utile et comment puis-je améliorer le travail que nous accomplissons tous chaque jour?".
C'est je pense , ce sur quoi nous devons travailler pour les missions futures. Il faut absolument rentabiliser au mieux notre travail en avant une préparation solide en France.
La première année, en rentrant, mon sentiment était que cette mission était peu utile car ropponctuelleetqu'ellesatisfaisaitessentiellement mon égo de française capable de donner un peu de son temps à un peuple en souffrance et puis cette année, le courage de quelques femmes kaboudaises, de quelques jeunes m'ont fait changé d'avis. Une certaine catégorie de la population a la volonté d'évoluer, de voir les choses changer.
Les femmes demandent des moyens de contraception pour limiter les naissances isnombreuses et déciderdumoment de leurs grossesses( évolution extraordinaire qui nous enchante tous), les jeunes ont le désir dans la vie du village et aimeraient donner leurs avis sur les décisions prise par les anciens.
Ne dit-on pas que les enfants et les jeunes forment l'avenir d'une nation?
Les rencontres annuelles avec les différentes équipes qui séjournent à Kaboudaapportentvisiblementbeaucoupplusque nous l'imaginons. Un esprit d'ouverture se développe petit a petit. C'est un travail de fourmis mais si chacun donne de sa personne, si chacun y croit, les choses évoluerons lentement mais sûrement.
Un jour, Edouard Dubois, avec lequel je suis partie à deux reprises m'a parlé de ce qu'il appelles "l'effet Afrique". Je suis aujourd'hui certaine d'une chose : cet effet Afrique existe et grâce à l'association HARNES-KABOUDA, j'ai la chance de le connaître. J'espère simplement qu'il y aura d'autres expériences kaboudaises.
J'apporte un tout petit peu mais je reçois tellement en échange que pour rien au monde je ne laisserais passer la chance d'y retourner. L'Afrique est pleine de contrastes, elle nous épate et nous surprend à chaque instant.
Monsieur le Président de l'Association Harnes-Kabouda, je vous dépose une fois encore ma candidature pour une mission future ...
marielle,
Infirmière anesthésiste bloc opératoire
Polyclinique de Henin-Beaumont
françoise SCHUMACHER
LUNDI 8 mars,journée mondiale de la femme.
A cette occasion nous recevons une délégation du comité des femmes du village. Aprés les amabilités d'usage, nous en venons rapidement aux questions importantes, Pascaline se faisant le porte-parole du comité en l'absence de sa présidente.
Et, à notre grande et agréable surprise, elles nous demandent de les aiderà financerleur contraception. Et de nous expliqueravecforce et conviction que moins d'enfants, ce serait des enfants mieux nourris et en meilleure santé et plus aisément scolarisables. Sans grossesses répétées, leur santé serait améliorée.
Enthousiasmés par la prise de conscience et le courage de ces femmes, nous avons, dés le demain, recensé le nombre de candidates à la contraception, et il a été décidé d'acheter la quantité suffisante d'injectable de trois mois de durée contraceptives pour l'année, qui a été privilégiée par rapport à la pilule contraceptive, plus difficile à gérer en notre absence. Les injections seront faites par la sage-femme du village .
Comme chaque année, les candidats aux soins n'ont pas manqué et les journées se sont succédé à soigner des plaies multiples, du petit bob aux plaies monstrueuses, qui fautes de moyens restent non traitées.
J' ai retrouvé avec plaisir le lépreux que j'ai suivi trois années de suite et qui m'a montré ses plaies guéries...
Les femmes profitèrent de leur présence aux soins pour faire ausculter leurs enfants qui présentaient beaucoup d'otites, conjonctivites, bronchites, déshydratation,malnutrition, et aussi d'autres pathologies plus graves devant lesquelles nous sommes restés, il faut l'avouer , assez désemparés et impuissants.
Et comme chaque année, il nous reste un grand sentiment de frustration à laisser derrière nous des malades que nous n'avons pu aider davantage.
Françoise
JASMOND ARNAUD
J'aipulorsde cette mission et du fait de mes départs (trois ans consécutifs) rendre compte de certaines évolutions.
- EVOLUTIONS
-Tout d'abord au niveau de l'activité.
Par rapport à la première mission, l'activité est de plus en plus soutenue ( toutes les personnes présentes n'ont pas pu être soignées).
- Changement de pathologie du à la modification de la fréquentation
La première année , j'ai surtout pratiqué l'extraction de dents mobiles chez les personnes âgées ou chez des mamans et enfants de plein fouet la malnutrition.
Depuis l'année dernière, et le phénomène s'est accentué cette année, j'ai
pratiqué des extractions
dificiles( surtout sans matériel
rotatif) chez de jeunes gens en bonne santé se déplaçant de très loin. Il n'y a en effet aucun dentiste dans la région de ZORGHO.
- L'action de prévention à l'école
Elle est très bien perçue. Dans la mesure du possible, il faudrait continuer à distribuer du dentifrice est des brosses a dent.
MES OBSERVATIONS GENERALES
Notre action répétée d'année en année commence à porter ses fruits. J'ai été agréablement surprise par la demande de contraception du comité des femmes de Kabouda.
Elles ont montré un grand courage et elles méritent d'être suivies.
J'observe au niveau des trois hommes qui travaillent avec moi, une plus grande confiance et une meilleure compréhension de l' action que nous menons.
CONCLUSION
Ces signes encourageants doivent nous inciter à continuer dans le même espris.
Docteur Jasmonde Arnaud
Martine GRINNAERT
Tout d'abord je voudrais dire que l'état sanitaire de Kabouda m'a semblé bien meilleur qu'il y a deux ans, lors de ma précédente mission, et cela m'a fait énormément plaisir.
En effet , très souvent , on ressent douloureusement l'immensité des besoins de cette population et on apporte si peu !
Pourtant, cette année, beaucoup de chose on changé, en particulier une prise de conscience importante des femmes de la nécessité de mieux gérerleurvie, en particulier par la contraception.
C' est la première foisqu'ellesenparlaientlibrementet publiquement et qu'elles étaient si nombreuses à la demander.
Des progrès ont été également au niveau organisation, notamment de la pharmacie.
En effet, cette année, nous étions deux pharmaciennes assistées de deux interprètes, ce qui nous a permis de délivrer plus vite et mieux les médicaments prescrits.
Progrés aussi grâce à la farine misola qui semble bien acceptée par les mamans.
Il faut néanmoins signaler, afin d'essayer d'y remédier lors des prochaines missions le manque de :
- forme pédiatrique d'antibiotiques;
- lait 1er âge;
- biberons;
- fébrifuges pédiatrique;
- anti-inflamatoires pédiatrique;
- vermifuge de tout âges.
L 'idée de pèse personne apporté par Laurence, le docteur Dorvault, les cuillères à café et à soupe, les gobelets et surtout la calculette se sont révélés in dispensables.
En bref, une super -mission, avec une super équipe, qui me motive pour les suivantes.
MARTINE
Sylvain GUERIOT
Un grand merci premier à toute l'équipe que je ne connais pas , à l'exception de Marielle. Jean était un correspondant mais nous n'avions pas d'attachement comun: il m'avait bien propoé il y a deux ans de participer à ses actions!
Grande joi premièer d'avoir vécu cette expérience pour la découverte intrinsèque du groupe: de très grand moments et ces petites choses de toud les jours qui révèlent l'âme de chacun. Beaucoup de pudeur mais de la générosité à revendre: chacun de vous a été source de très grande joie.
L'immersion au Burkina a été fascinante. J'ai trouver une Afrique gaie, extraordinairement accueillante, mais n'hésitant pas à se confier, à s'ouvrir en profondeur: j'aime ce continent mais je croisque jamais je n'y ai ressenti autant de bonheur.J'y ai certainement trouvé réponses à de vieilles questions.
Sur la mission j'ai plusieurs réflexions qu évoluent d'ailleurs avec le recul:
Souvenez-vous nous ne parlions que de cela à table: manque d'éfficacité, inutilité de notre action, simple distributeur de 'bonbons'. J'en suis moins sûr aujoud'hui et pense qu'il faut maintenir ce type d'action renforcerais en son sein certaines mesures.
Je m'explique : notre action est un témoignage, elle s'exerce donc auprès de tous sans distinction, sans a priori.
Comment ne pas faire d'erreurs graves en décidant rapidement qu' untel a plus besoin de lait ou de farine alors que tous n'ont rien! ils vivent tous dans un groupe très structuré qu'il ne faut surtout pas fragilise. Je ne crois pas que la population de kabouda comprendrait que nous sélectionnions les personnes à soigner. Cette visite de la plus grand partie du village nous permet d'avoir un contact physique avec chacun d'eux (marque de confiance voire de respect envers nous ), de passer en revue un grand nombre de patients et , peut-être, de dépister certaines affections.
Par contre nous pouvons, tout en maintenant << cette grande revue générale>>, en profiterpour renforcerer certaines actions:
- la contraceptio , mais en assurant de façon parfaite la continuité et l'éducation.
- renforcer l'action en faveur de la nutrition en établissant un registre précis des enfants, en cherchant à assurer une plus grande continuité dans l'action mais en évitant de tomber dans le travers du clientélisme, enfin en les revoyant lors de la mission suivante.
- je souhaiterais que l'on s'occupe un peu de la parasitoses chez l'enfant: les vermifuges et la lutte contre la bilharziose doit être plus systématique mais n'y aurait - il pas une solution pour les autres?
- enfin nous pourrions relever, lors de ces exemens, les gestes chirurgicaux possibles.
Sur un plan général il nous faut mieux préparernosmissions en particulier sur le type de pathologie que nous allons retrouver (travail personnel), mais aussi entre nous, pour mieux définir les rôles de chacun. Enfin si ceal est possible le faire aussi avec les personnalités locales.
Il faut absolument poursuivre l'action dentaire ainsi que pour les pansements, qui touchent aussi leur contact physique.
Je n'ai pas encore parlé de chirurgie. Je lr fait maintenant: une action est tout à fait possible, voire souhaitable, sur l'hôpital de Zorgho. Elle demande que nous soyons un ou deux chirurgiens avec une préparation ici en France pour du matériel, et sur place pour le recrutement de programme opératoires dont il faudrait mieux pour certains gestes qu'ils soient préparés par intenet. Il faut aussi, dans ce cadre, prendre contact avec les ONG beges qui sont sur place. Ces missions pourraient avoir lieu en même temps que celle de KABOUDA pour permettre de se retrouveret d'échanger.
J'en ai fini de ma prose. Il reste beaucoup à faire et répartir ce travail de réunio sur tout l'annné. Il me paraît nécessaire de fixer un calendrier annuel. Merci à vous tous et à bientot.
sylvain
Edouard DUBOIS
Je m'accorde cette conclusion :
Pour la première fois , ceux qui l'on accepte, ont fait leur compte rendu.
Il en ressort: plus d'implication dans l'action menée, plus de réceptivité aussi vis-avis des habitants. Il est à noter l'espris de confiance qui s'est établi entre nous tous,ce qui a permis la mémorable soirée du 8 mars 2004, qui restera le point fort de l'avancée sociale des femmes du village.
Nous avons tous pris conscience de l'exceptionnelle situation que nous vivons à l'instant. L'étonnement de nod hôtes nous a encourager a saisir au vol le sujet, tabou (il faut bien le reconaitre). Nous devons cependant signaler à nos lecteurs que cette contraception n'est appliquée qu'en plein accord dans les couples et qu'il n'est nullement question d'ingérence tant familiale que culturel.
A L' EQUIPE
Nous avons bien travaillé, en accord avec tous et aidé par tous. Je tiens à vous félicité de votre participation aux frais du voyage, de votre participation aux frais d'interventionchirurgicale de cette jeune fille de TANGUIN que Sylvain a recomendée au médecin chef de district.
Est à féliciter aussi Sylvain Guériot pour l'intervention effectuée en urgence à l'hôpital de ZORGHO.
Nous avons aussi obligation envers Jean GHILAT qui nous a accueilli chez lui sans hésiter (pourtant il y avait de quoi, n'est-pas Eric ?) avec la gentillesse qui le caractérise. Eugéne Zagré
aussi ne peut être oublié pour sa disponibilité et son accueil :autant d'amis qu'il est privilège d'avoir !
Les émotions, les remises en question, les situations exceptionnelles : d'autant d'événement humains qui nous enrichis et qui nous motivent à vouloir partir à nouveau.
En ce qui me conserne, je suis ravi et honoré d'avoir vécu cette mission avec une telle équipe.
ps: conservez précieusement ce document, je suis rarement aussi aimable !
Edouard
CONCLUSION GENERALE
De notre mission nous retenons :
- au niveau des autorités sanitaires du BURKINA-FASO, la nécessité d'un contact permanent afin de définir ensemble les axes d'intervention de nos missions.
Notre constat et objectifs d'avenir :
a) Prévention à poursuivre dans chacun des quatre quartiers de KABOUDA, avec rencontres d'information et dépistage.
b) Importance de la lutte contre la bilharziose.
c) Soins en collaboration avec les infirmiers du secteur.
d) Importance de plus en plus grande de la chirurgie dentaire.
e) Nécessité d'un spécialiste en gynécologie.
f) Nous souhaitons la formation d'une équipe chirurgicale multidisciplinaire dotée d'un matériel adéquat pour des missions programmées à l'hôpital de ZORGHO.
Que, pour notre part, le constat de cette année, nous conforte dans l'idée qu'une équipe formée d'initiés garanrit une meilleure efficacité et une plus grande cohésion.
Que la pharmacie du village est en mesure de fournir les médicaments génériques que nous commendions à <<C.H.M.P.>> ( pharmaciens sans frontières) et ce à un coùt plus intéressant.
Q'il faut assurer un suivi de la contraception, implan ou injection, par les acteurs de santé locaux et la pharmacie du village.
ACTION ASSOCIATIVE
Il a été établi entre les parents d'éléves, le GRADEK et les responsables de l'association, un accord intéressant le suivi de la scolarité des enfants parrrainés.Nous avons acquis l'assurance que des informations concernant ces enfants, seront directement adressées aux parrains et marraines en ce qui consernes les éléves du primaires . Pour la gestion finacière, un accord a été obtenu: les sommes versées, le seront sur le compte bancaire de l'association des parents d'éléves.
Une nouvelle liste d'enfants d'âge scolaire nous sera prposée en vue de nouveaux parrainages.
Jean GHILAT
Le mot de la fin....
Après d'âpres négociations, la mission 2004; dont la mise sur pied a été des plus laborieuses, s'est avérée des plus enrichissantes, tant sur le plan humain, par la très grande solidarité de ses membres, que le programme démentiel qu'elle s'était fixée.
Le séjour, le plus court de toutes les missions, semble avoir stimulé les participants .
Dés le début de notre séjour, les membres de la mission, qui tous, sauf Sylvain Guériot, avaient déja une ou plusieurs missions à leur acrif, n'ont perdu aucune minute pour se mettre au travail et avec cet esprit solidaire renforcé par la connaissance du terrain et de la tâche à accomplir, sesontdépensés, sans compter. Fatigués mais très heureux du devoir accompli, nous avons achevé cette mission dans la joie et un grand bonheur.
Puissent les futures missions s'inspirer decet esprit de corps et d'abnégation !
JEAN