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Historiques et compte-rendu des activitées de l'association HARNES-KABOUDA ,titulaire de la médaille du mérite national Burkinabé au grade d'officier. "" pour lire les débuts de l'association cliquer sur le plus gros chiffre en haut au centre de la page ""

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2003

MISSION SANITAIRE MARS 2003
Rédacteur du compte rendu : Eric CHEVALIER, Lucien GURADO et Mustapha LOUH .

 
le projet 2003

                                 l'équipe :

   En préambule, il faut signaler que pour la première fois Jean GHILAT ne faisait pas parti de l'équipe.

  Celle-ci était composée de 4 "anciens" (compenser l'absence de l'instigateur des missions) et de 4 "nouveaux venu).
Eric CHEVALIER, médecin généraliste (2 ième mission)
Mustapha LOUH, médecin généraliste (1 ère mission )
Lucien GUIRADO, médecin généraliste ( 3ième mission)
Jasmonde ARNAUD, chirurgien dentiste (2ième mission )
Catherine JABLONSKI, pharmacien ( 1 ère mission )
Françoise SCHUMACHER, infirmière (2 ième mission )
Serge BLANCKAERT, infirmier (1 ère mission)
Nicole BLANCKAERT,intendant de l'équipe (1 ère mission)

 

 

img302.jpg 

  

 

  Signalons que Marcel LAVIGOGNE, médecin généraliste faisiat partie intégrante du groupe.
Des évènements familiaux graves lui ont interdit malheureusement, en toute dernière minute, de partir .

 Les moyens :

       Comme les années précédentes, la mission comportait un volet prophylactique par le biais de l' apport de vaccins et un volet curatif par la réalisation de consultation, de soins de chirurgie dentaire, de soins externes infirmiers et de distributions de médicaments.
   
       Les vaccins étaient transportés par l'équipe, tandis que les centaines de cartons  de médicaments et le matériel médical << lourd>> ( équipement hospitalier de récupération pour l'hôpital de ZORGHO étaient partis 2 mois auparavant, grâce à l'aide de la Commune de HARNES. 

     Le container transportait ne outre des vêtements en grande quantité, des livres et du matériel scolaire ainsi que des jouets, tous réservés aux habitants de KABOUDA.

    Cette année l'équipe désirait inclure deux éléments nouveaux en sus des ces actions habituelles: 
                                     - d'une par une campagne de prévention sanitaire par la réalisation d'exposés public devant les villageois.
                                     - d'autre part une aide pour lutter contre la malnutrition des enfants en bas âge par l'apport d'une farine énergétique de complément, la farine MISOLA.
    
   Pour cette mission 2003, l'équipe avait choisi d'allonger un peu la durée du séjour au BURKINA, afin d'assurer une présence au village  de 7 jours complet de travail.

  Autre élément nouveau: pour la première fois les membres de la mission avaient décidé d'opter pour un vol <<charter>> pour des raison économique et finalement il n'y eu aucun soucis.

    Enfin et ça n'était pas la moindre des préoccupations de l'équipe, cette année il faudra faire face à une première: l'absence de vaccins contre la méningite ! En effet, suite à une mutation du germe responsable en souche résistante ( appelée W 135) au vaccin <<habituel>>, nous n'avions pu compte sur les quelques centaines  d'unités vaccinales emmenées les autre années.
   Autant dire que l'équipe était particulièrement préoccupé par ce dernier problème.......   

 LE DEPART

    L e samedi 08/03 le rendez-vous était donné pour 7 des membres de de l'équipe sur la Grand Place de HARNES où avait été mis à disposition un minibus pour nous conduire à ROISSY. Là Bas, Jasmonde ARNAUD, originaire de l'HERAULT, devait nous rejoindre. Le décollage eu lieu à l'heure prévu 16 heures, arrivé à OUAGADOUGOU via MARRAKECH vers 22h30.

   Après un accueil très sympathique (Eugène ZAGRE et plusieurs autres membres du GRADEK nous attendaient à l'aéroport) et le pot de l'amitié, coucher vers 01h30 du matin pour un lever à 06h30.

  Une parti de l'équipe se rendit tôt dans la matinée de ce dimanche 9 à la Clinique Ste Camille, Centre de Production de la farine MISOLA pour l'achat des 500 kg que nous avions préalablement commandés. La farine MISILAest un produit de complément  énergétique destinée aux nourrissons et jeune enfants non encore sevrés, souffrants d'insuffisance de croissance staturo-pondérale. Elle peut être aussi un complément pour des grands enfants ou même des personne âgées, dénutries.  Facile à mettre en oeuvre, elles est  aussi peu onéreuse. En effet elle fabriquée directement par des coopératives sans but lucratif  dans les pays souffrants de la faim à a partir des céréales locales (mil, petit mil, arachides et  adjonction de sucre et d'une enzyme  favorisant  sa digestibilité) .



  

   Aprés une visite du site de production sous l'égide de Soeur Perpétue, responsable de l'unité, il fut décidé que dans un premier temps 200 des 500 kg seraient acheminés en même temps que l'équipe. En effet, les villageois de KABOUDA, ne connaissant

pas cette farine, nous ne pouvions savoir quel serait le niveau de la demande et de  l'acceptabilité des requérant. En fonction de l'écoulement de ce premier lot durant le séjour au village  nous pourrions faire acheminer ensuite régulièrement le reste.   

 

  Pendant ce temps,le reste de l'équipe avait pour mission de récupéré à OUGADOUGOU au domicile de J. GHILAT le matériel stocké chez lui : blouse de travail, tensiomètre,.....etc.

  

   Vers 11 heures l'équipe scindée en 2 groupes, quitte OUGADOUGOU. Les bagages suivent dans un troisème véhicule. Nous arrivons vers 13 h à KABOUDA, accueillis par le président du GRADEK, Johany TABSOBA, ainsi qu'un autre éminent membres: son frère Pierre, ex ministre de la Santé. 

 

  Dés la fin du repas nous nous attaquons tous à la préparation du local pharmaceutique  (ouverture et tri des cartons entreposés, installation sur les présentoirs et étagères disponibles des produits les plus prescrits) pendant que Jasmonde prépare des son côté le local de chirurgie dentaire.

 

  Vers 17 h nous allons à la rencontre du nouveau Chef Coutumier, André, nommé quelques jours avant notre venu. Cela nous permet de découvrir certains rites d'intronisations propre à cette province.

  Le soir nous mettons au point la stratégie de la mission avec les représentants du GRADEK  et l'infirmier du village. 

 

  Il est décidé que celle-ci se déroulera de la façon suivante :

 

                       - chaque jour un exposé aura lieu le matin pendant que l'affluence dans les files est la plus forte. Chacun de nous sera chargé, à tour de rôle, d'un thème préalablement préparé pendant environ une heure puis rejoindra son poste <<habituel>>.

 

                      - nous réservons, comme dans la précédente mission, les consultation du matin à <<la femme et l'enfant>>, les hommes seront vus l'après-midi. 

 

                     - les prescripteurs essaieront de soulager le poste de la pharmacie en s'équipant d'un carton regroupant des échantillons des médicaments les plus couramment usités.

 

                     - les infirmiers se chargeront des vaccins ( rougeole et tuberculose uniquement  cette année) des soins externes de pansement, mais aussi du dépistage des pathologies lors des consultations des nourrissons.

 

                    - pour Jasmonde, notre chirurgien dentiste, et Catherine, notre pharmacien, poste <<habituel>> tandis que Nicole est chargée de coordonner les différents postes et de résoudre les problèmes qui se présenterons.  

 

 L'ACTION EN ELLE-MEME.        

 

  Le volet préventif (les exposés publics)

                   Il faut d'abord souligner le vif intérêt porté par les villageois pour cette forme de transmission des connaissance concernant la Santé au ens large du therme. Les exposés publics ont été suivis par un nombreux public,visiblement captivé, des questions ont été posées aux orateurs prouvant l'attention portée aux sujets traités et les exposés conclus par des applaudissements.......

 

img393.jpg

 

 

                  Mous' lors de son intervention publique sur les MST 

 

 Successivement les thèmes suivants ont été traités :

  - L'hyperthermie chez l'enfant (et ses risques, pourquoi et comment la traiter ) puis la

  méningite à méningocoque (signes cliniques et conduite à tenir en urgence ) ont été   présentés par Lucien GUIRADO.

  - A l'école, Jasmonde ARNAUD a fait une campagne de prévention bucco- dentaire et distribué ensuite des dentifrices aux éleves.

   - Nicole BLANCKAERT a présenté la farine Misola (mode de préparation, intérêt dans la lutte  contre la malnutrition) puis distribution de sachets de la dite  farine .

  - Eric CHEVALIER  a présenté un exposé sur la bilharziose urinaire ( mode de contamination, signes cliniques, risque  à long terme ) suivi de distribution du  traitement <<minute>> aux enfants présentant les signes de la maladie. A noter que cet exposé s'est déroulé dans la cour de l'école devant une nombreuse assistance convoquée un jeudi matin (jour de congé habituel des scolaires ) par le directeur de l'école......

  - Mustapha LOUH, quand à lui, a parlé du SIDA et des MST et de leur prévention par le préservatif. L' exposé a été suivi d'une distribution de préservatifs. Celle-ci  fut apparemment très appréciée. 

  - Enfin Françoise SCHUMACHER et Serge BLANCKAERT ont traité de la conduite a tenir pour l'asepsie primaire des plaies, brûlures,................etc. L'exposé a été suivi de distribution d'un flacon d'antiseptique concentré par famille.

 

 

   LE VOLET SOINS. ( consultations, vaccins, prescriptions)

 

 

   Les médecins.

 

            La tentative de tri sélectif des patients avant de les orienter vers un deuxième

cabinet pour examen plus approfondi à été abandonnée dès le 2 ème jour. Chaque consultant nécessitait en fait une écoute et un examen qui, même s'il restait superficiel, semblait nécessaire.

           De plus  la composition de l'équipe des <<toubib>> (3 médecins+ l'infirmier du village, habitué à son rôle d'officier de santé) permettait de faire fonctionner 4 cabinets conjointement  avec prescription ou délivrance directe des médicaments.

           Chacun des médecins a vu entre 80 et 100 personnes par jour..... Au bas mot plus de 2000 personnes ont donc été examinées par eux pendant la semaine.

 

  Le chirurgien dentiste.

 

           Après l'installation rigoureuse de son cabinet ( compte tenu des conditions d'hygiène à assurer à 100% au village) Jasmonde a débuté son action.

           Visiblement, son travail réalisé l'an passé avait porté ses fruits. elle n'eut  aucun problème de recrutement, la file d'attente restant constamment fournie.

          Comme l'an dernier elle réalisera une majorité d'avulsions sous anesthésies, locales, mais, chose nouvelle cette année, put opérer un certain nombre  de soin conservateurs, ayant prévu le matériel ad hoc. Enfin elle réalisa aussi quelques soins palliatifs sur néoplasies buccales.   

 

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LES INFIRMIERS

                 Du fait  de l'absence de vaccins contre la méningite, le volet vaccinal était réduit. D'autant que les campagnes des missions antérieures contre la tuberculose et la rougeole associées à l'action locale de prévention limitaient le nombre des candidats au BCG et Rouvax.

                 Du coup, Françoise et Serge purent consacrer une plus grande part aux soins externes sur plaies,brûlures,escarres,...................etc.

   Maisussi ilspurentjouerunrôleimportantdetype <<consultation de PMI>> avec examens de dépistage et prescriptions médicamenteuses pour les nourrissons et les mères. Ils contribuèrent énormément au dépistage des malnutritions et a la distribution de la farine Misola. Et dans les cas où ils  suspectaient des pathologies plus lourdes, les adressaient avec un mot de liaison aux médecins qui les examinaient en priorité.          

  

   LE PHARMACIEN.

 

     CATHERINE n' a eu de cesse de réapprovisionner et réorganiser son local (lequell était réduit et peu  aéré, ce qui n'a pas facilité sa tache) en fonction de la demande et des stocks disponibles.

     Assistée comme nous tous, de traducteurs, elle délivrait en les interprétant les indications de prescriptions fournies par les médecins et infirmiers en fonction des échantillons  à sa disposition.

    Comme les infirmiers,elle joua un rôle important pour enseigner le mode d'utilisation et distribuer la farine pour les d'énutrie.

 

    Nicole BLACKAERT.

 

   seule de l'équipe sans aptitude médicale. Nicole devait décharger ses collègues de toutes les tâches administratives, de représentation auprès des officiels, des contacts à prendre avec les associations (du GRADEK, des enseignants, des parents d'élèves , des femmes du village entre autre). Elle de vait aussi résoudre les problèmes d'intendance  auxquels avaitfairefacele groupe et servait << d'agent de liaison>> entre chaque groupe .

  Responsable de la tenue de la trésorerie au cours du séjour et du reportage photo  et vidéo de la mission, elle avait aussi pour devoir de réorganiser la bibliothéque  scolaire, mettre en oeuvre à l' école les réponses des élèves aux donateurs des cartes <<un vaccin=une vie>>, mettre en place les parrainages des enfants   ...... etc.

   Autant dire qu'elle s'acquitta parfaitement ces tâches, permettant à l'équipe purement médicale de se consacrer non stop à son seul rayon de compétence.

  Enfin elle suppléa sans problème notre pharmacienne, irremplaçable à l'officine et trop débordée, dans la tenu de l'exposé public sur la farine Misola. 

 

 

img398.jpg           L'une des longues files d'attente aux consultations  

 

 

           Les pathologies rencontrées.

 

 infectieuses :

                          - surtout ORL et bronco-pulmonaires : otites++,

rhinopharagite et bronchites chez l'enfant, chez l'adulte bronchites parfois compliquant un asthme, sinusite,quelques pneumonie.

                          - gynécologique : fréquentes vaginites,métrites,etc....

                          - ophtalmologiques :grande fréquence des conjonctivite.

                          - dermatologies : souvent lésions anciennes négligées, ulcérées, sur-infectées, d'origine difficile à cerner (cf parasitologie).

parsitoloiques  

                          - bilharziose urinaire++endémique.

                          - digestives également très fréquentes.

                          - cutanées avec pour nous médecins français une méconnaissance regrettable de ces dermatoses autochtones rendant aléatoires nos intervention. Signalons des lèpres, des gales, onchocercoses, loases, filarioses divers.......etc.

algiques diverse:

                          - très souvent rhumatologiques, liées à la pénibilité des tâches ménagères (transport de l'eau++), travail agricole sans mécanisation,manutention lourde...etc.

                                   - digestives++ grand motif de consultation, le plus souvent fonctionnelles (par carence en fibre, manque d'hydratation entraînant des ballonnements douloureux avec constipation).

chirurgicales :

                         - <<classique>> avec grande fréquence de hernies, varcocèles, et souvent orthopédiques orthopédiques séculaires de traumatismes anciens non pris en charge à l'origine.

                        - néoplasiques malheureusement souvent à un stade dépassé, traitement purement symptomatique et orientation hospitalière (ZORGHO puis OUAGA).

cardio-vasculaires et métaboliques :

                        -nombreuses HTA constatées, ainsi que des troubles du rythme, insuffisance cardiaques, coronites et séquelles d'infarctus et sur le plan métabolique des diabètes... Mais comment assurer la pérennité de la prise de en charge médicamenteuse?

 

 propre a KABOUDA : signalons pour mémoires une inhabituelle fréquence pour nous de certaines pathologies <<autochtones>>

                                 -cécité ++ (trachomes, cataractes)

                         -épilepsie et encéphalopathies san doute séquellaires d'hyperthermies sévères négligées et des primo-infections types rougeoles.

                         - drépanocytose ( maladie de l'hémoglobine génétique, fréquente géographiquement) et ses conséquences.

                         - anémie par carence en fer et bien sur malnutrition pat polycarence en vitamine, minéraux et calories.

                        - paludisme tous persuadés que notre association finançait sa prophylaxie annuellement, nous fûmes surpris d'apprendre l'indisponibilité de la Nivaquine au dépôt pharmaceutique du village.... A méditer dans l'avenir.

 

 

LA PARTICIPATION DU VILLAGE.

 

 L'importance du rôle des bénévoles locaux.

 

 L'action sanitaire n'aurait pu, une nouvelle fois, se dérouler sans la participation active de nombreux groupes de Kaboudais.

 

                 - Le GRADEK qui s'est impliqué, comme d'habitude, pour tout organiser sur place, s'occupant de la parti logistique et faisant en sorte de rendre notre séjour à KABOUDA le plus agréable possible.

                 - Le personnel sanitaire autochtone qui a pris une part très active pour nous soutenir pendant la mission.Une mention spéciale pour le nouvel infirmier du village ? FELIX, pour son infatigable présence à nos côtés.

                - Le service d'ordre villageois qui joue un rôle bien ingrat en essayant de canaliser et contrôler les cohues des consultant. Parfois conspués par quelques agitateurs, ils méritent notre reconnaissance.

                - Les traducteurs sans qui aucun de nous ne pourrait travailler, à peine 5 % de la population parlant français couramment. 

 

img399.jpg

  

L'équipe à la pause du midi (Françoise au compte rendu)

 

       Les échanges constructifs a avec le groupe.

 

   - L'association des Parents D' Élèves avec qui nous avons pu nous entretenir de la perspective du parrainage d'enfants scolarisés ou scolarisables.( par le financement des études et de la cantine scolaire)

  - Les enseignants qui souhaitent entretenir des liens  avec leurs homologues en France. Il aimeraient que ceux ci leurs adressent notamment des outils "dictactiques" de remise à jour de leurs connaissance. Il souhaitent aussi qu'une aide leurs soit directement allouée pour le potager scolaire. Elle permettrait le renouvellement du matériel de jardinage, l'achat de semences, engrais insecticides, la réalisation d'une clôture solide pour tenir à distance les prédateurs,.... etc.

  - Le comité des Femmes du village qui a transmis également une liste des améliorations souhaitables  et ds aides que notre association serait susceptible de fournir.

 

img400.jpg

 

                      La place village le jour du marché

 

  LA PERCEPTION DE L'AGREMENT DE NOTRE ACTION.

 

    L'organisation d'une grande fête villageoise à laquelle étaient conviés des membres importants du district ,(mme le Préfet de MEGUET,l'inspecteur d'académie le médecin chef de  l'hôpital de ZORGHO et des membres de l'équipe médicale et administrative) nous a confortés dans l'idée que notre action était reconnue et apréciée.

  Ce fut l'occasion d'offialiser les dons réalisés pour l'hôpital ( zorgho) et l'école de KABOUDA.

 Pour la circonstance, le GRADEK avait fait venir des danseurs de WARBA (danse traditionnel locale) et organisé un repas où tous furent conviés. Félicitations pour les cuisiniéres!

 

  LA FIN DE LA MISSION

 

 

Le dernier jour à Kabouda trois membres de l'équipe durent quitter trés tôt le village , leur conducteur, Pierre TABSOBA, ayant des obligations professionnelles à OUAGADOUGOU dans la matinée. Le reste de l'équipe eu ainsi le temps de se  rendre à ..........

      <<<<<<<  il  me manque la page 12 de cette année 2003 >>>>>>>>

 

       Par ailleurs, tous était conviés la même matinée chez le << Moro Naba >>, l'Empereur du Peuple Mossi ( c'est le chef coutumier suprême au BURKINA, responsable de la nomination récente du chef coutumier de KABOUDA.

    

      Le soir Jean GHILAT, arrivé la veille à OUGADOUGOU, nous fit l'honneur  de sa table.

    

      Le lendemain, nous fûmes donc reçus avec faste mais aussi décontraction par le << Moro Naba>> qui remercia tout le monde de l'attention prise pour village de kabouda.

     Pendant que la délégation ( Jean, Françoise et Eric, <<3 anciens>> prenait le chemin du Ministére de la santé pour y recevoir  des félicitions  pour l'action sanitaire menée, Jasmonde et Lucien durent reprendre la route de KABOUDA (!).

 

    En effet, Lucien avait égaré 2 boites d'instruments de chirurgie dentaire, instruments confiés par une collègue Harnésienne pour assister Jasmonde dans son activité. Ces instruments de travail devant être impérativement ramenés au retour de l'équipe, il n'y avait pas d'autre alternative.

 

  img401.jpg  moment de détente en fin de journée avec les enfants

 

        Cette ultime  expédition ne fut pas infructueuse: les boites furent rapidement retrouvées. Elles avaient déjà été rangées dans des cartons avec le reste du matériel pour les missions suivantes... Quel soulagement ce fut pour le responsable de cet oubli ! 

       Et puis cela permis aux 2 protagonistes de cette incartade de découvrir le vrai visage du village en dehors des missions << officielles>> et de percevoir certaines réalités jusque là occultées...

    Ils eurent le temps de se rendre à l'ancien barrage pour lequel chacun souhaiterait un remède, afin d'y réaliser quelques clichés susceptibles d'aider les éventuels projets de reconstruction.

    Enfin, l'après-midi , aprés le retour sur OUAGA, Nicole et Lucien se rendirent de nouveau à la clinique Ste Camille pour régler le solde de la farine misola et  préciser les modalités d'enlèvement des 300 kg restants.  

img402 L' entrée du bloc opératoire de ZORGO     

            

     CONCLUSION :( ou les enseignement de la mission)

               sur le plan médical :

                       la prophylaxie vaccinal :

                                - rougeole et tuberculose :

                                                                                compte tenu de la bonne couverture vaccinale obtenue au village grâce à nos campagnes antérieures et à la prise en charge de la médecine préventive du BURKINA, nous devons réduire l'apport de vaccins pour ces 2 fléaux .

 

                               - méningite  souche W 135 : en revanche , tout l'effort vaccinal devra être recentré sur la quête de ce nouveau vaccin. la mission 2003, son prix prohibitif (les membres de la mission on payé 42 euro par vaccin), l'impossibilité de l'exporter ( il n'était commercialisé, la vaccination ne pouvait se faire qu'à l'Institut Pasteur) nous ont interdit l'usage. Par chance, il n'y eu aucun cas déclaré de méningite jusqu'à notre retour ....Mais si  une épidémie de cette souche , désormais prépondérante, venait à se déclarer à KABOUDA , la  situation risquerait d'être catastrophique. Effet les vaccins réalisés lors des 4 campagnes antérieures ( au total quelques 3000 doses injectées prioritairement aux enfants )  n'ont aucun effet protecteur sur cette nouvelle souche de méningocoque.

                              - au niveau médicamenteux

                                              Un effort supplémentaire doit être réalisé concernant certains poste comme:

                  - les antibiotiques surtout  en pédiatrie

                  - les laxatifs

                  - les anti-spamodiques et médications contre les colopathies

                  - les traitement contre la bilharziose ( pas assez de dose cette année)

                  - les anti-paludéens qui ont fait cruellement défaut

                  - les produits à usage local ( ophtalmo,ORL, dermato)

                Sur ce dernier point, l'équipe a unanimement regretté l'absence  d'un confrère dermatologue. Il est certain que ce dernier, s'il avait en plus une compétence en pathologie autochtone, serait d'une grande utilité.

 

                                            - Les limites de notre action

                          

                       L'équipe de médecin a du reconnaître une fois encore sa relative incapacité voire impuissance à résoudre une majorité des problèmes rencontrés.

                       En dehors des interventions positives sur la pathologies aiguës infectieuses, son rôle thérapeutique peut être qualifié d'éphémère.

                       L'action sanitaire menée jusque là, forcément ponctuel, (et ce quelque soit la durée de la présence  au village des médecins restera limitée aux seuls  médicaments emportés pour la mission. Elle gardera un côté trop superficiel du fait de l'absence de moyens paracliniques pour étayer les diagnostics. Enfin, telle qu'elle est menée, ne peut être  d'une grande utilité pour les pathologies chroniques dépistées.

 

                              - Les points de satisfaction

 

                       Nous voulons souligner  l'importance de certains poste qul faudrait conserver voire encore développer lors des prochaines missions :

                        - le rôle essentiel joué par le chirurgien dentiste (éradication définitive de foyers infectieux, source de complications, par chaque extraction de dent cariée)

                        - celui non moins négligeable des infirmiers ( la polyvalence de leur statut pour les vaccins , soins externes, tri des pathologies, dépistage de la malnutrition,..... etc.

                        - l'importance de la ^place à réserver au volet éducatif sanitaire gobal( les exposés publics).

                        - l'intérêt de la poursuite de la lutte contre la malnutrition par l'apport de farine de complément type Misola.

                        -bien entendu, la reconduction dés que possible de la prophylaxie vaccinale de la méningite essentiellement et de la lutte contre les pathologies autchtones ( bilharziose et paludisme surtout) par l'apport des substances actives.

                        - l'intérêt d'une présence d'un membre de l'association sans compétence sanitaire obligatoire afin de soulager les << médicaux >> de leurs tâches annexes.  

 

                            SUR UN PLAN GENERAL

 

                Des améliorations sont à apporter :

 

                                - dans la préparation des locaux avant l'arrivée des équipes :du rangement et un bon nettoyage permettraient à chacun de travailler dans de meilleures conditions.

                                - dans l'amélioration des mêmes locaux éclairage et surtout adduction d'eau seraient les bienvenus.

 

 

                 A ce  propos, il serait bon d'envisager désormais l'inclusion dans l'équipe de membres techniciens polyvalents quitte à réduire l'importance de l'équipe sanitaire.

            

               N'oublions pas pour conclure que le problème fondamental reste celui de l'accés à l'eau. Certe, Santé et Éducation restent des points essentiels du développement du village. Mais pour KABOUDA , le survie  comme l'avenir restent suspendus à la quête de cette incontournable source de vie.

              Cette bataille ne saurait être menée par des médecins.

              L' Association HARNES-KABOUDA  devra donc dans le futur mobiliser tous les moyens  pour oeuvrer dans ce sens.  

 

REMERCIEMENTS

 

  Que ce soit par des subventions, des participations à la campagne << un Vaccin=une Vie>> , des dons en espèce ou matériels (médicaments, matériel médical ou scolaire, vêtements, etc..... ) nous tenons à remercier tous ceux et celles qui nous ont aidés.

 

                   Merci donc à :

 

                   La mairie de HARNES

                   Au <<Collectif Solidarité>> de notre commune

                   A la polyclinique d' HENIN BEAUMONT

                   A l'hôpital de CALAIS

                   A << Action Nord Sud Handicap International>>

                   Au Comité d'Hygiéne buco  dentaire du Pas de Calais

                   A la société Hénin Médical

                   A la pharmacie de SSM Rodewald de HARNES

                   Aux laboratoires pharmaceutiques

                   Au Centro Italiano ( association PUTIGNANO )

                   Au Club Féminin du 21

                   A l'institution Ste Claire de LILLE

                   A l'Entrprise Broutin

                   A la SNCLMEN Gare d'Eau à ANNAY

                   A la SARL Cofraneth

                   A l'Atelier Art Floral

                   A Fleur de lys

                   A La Corbeille Fleurie

                   Mr et mme Husson de HARNES  

                          Mme Régnier de BILLY MONTIGNY

                   Aux quelques 700 donateurs des cartes << un Vaccin= une Vie>>

                   Aux << parrains>> des enfants scolarisés

                   Aux donateurs anonymes lors des collectes de pièces

 

 

 

  VOYAGE DE LA MUNICIPALITE  DE HARNES A KABOUDA

                         
                            
                           


                                           








            
















 





 

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